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MessagePublié: 10 Septembre 2019, 14:14 
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Tant que j'y pense, voici une vidéo de la chaine YouTube Convergences (dont la visée est de - je cite - "réunir différentes disciplines, différentes personnes pour réaliser une critique sociale et politique") et qui traite des problèmes soulevés par le discours effondrologue d'un point de vue politique, mais aussi un peu (même si peut-être pas suffisamment) d'un point de vue scientifique (exemple: les collapsos se basent en partie sur les thèses de Tainter pour asseoir leur discours, alors que de l'aveu même de ce dernier (et de Servigne et Stevens dans leur bouquin) ces thèses ne sont pas accréditées par la communauté scientifique et qu'elles ne peuvent faire l'objet de généralisations ni servir d'outil de prospection pour le futur) :


https://www.youtube.com/watch?v=4TMtguuOt9s

Je vous conseille en premier lieu de jeter un oeil au sommaire sous la vidéo afin de vous faire une idée plus juste de ce qui est raconté dans ladite vidéo et de voir dans quelle mesure ça peut - ou non - vous intéresser.

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MessagePublié: 16 Septembre 2019, 13:22 
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Tant que j'y pense : un article intéressant (mais long, raison pour laquelle je ne le copie pas ici) (en anglais) sur la vie quotidienne au Pakistan, quand il fait plus de 50°C la journée et 40°C la nuit :

https://time.com/longform/jacobabad-extreme-heat/

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MessagePublié: 16 Septembre 2019, 22:44 
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Et un doublon :

Metronomia a écrit:
Voici encore une vidéo (toute récente) qui a pour thématique l'effondrement et qui porte un discours de résistance basée sur des mobilisations de masse et des actions directes. On me dira sûrement encore que c'est naïf, mais tant pis: j'ai bien aimé le ton autant que le côté très didactique du discours:

J'ai pris le temps de la regarder ce soir*... et je ne trouve pas que soit naïf, bien au contraire : l'état des lieux en introduction est pour le moins très honnête !
Le seul point sur lequel je pourrais pinailler, ce sont une ou deux affirmations en fin de vidéo (« on va pouvoir choisir de conserver ce dont on a envie, on va pouvoir minimiser la souffrance pour toutes et tous et partout »), mais c'est de bonne guerre : le but de la vidéo est de donner envie de se mobiliser et de mener des actions anticapitalistes de grande envergure, il est donc normal que Vincent reste très optimiste.

Pour le reste, j'aurais tendance à rejoindre l'avis de Monsieur Magog : je suis de l'avis que beaucoup de choses sont déjà plus ou moins écrites, que la lutte révolutionnaire a peu de chances d'aboutir compte-tenu de l'inertie globale et que l'urgent est plutôt de « construire des petits systèmes résilients pour se préparer aux chocs » (pour reprendre la formule de Dennis Meadows).
Mais je ne tape absolument sur mes petits camarades qui ont choisi de rentrer en résistance active ! Je comprends et je soutiens ; ce n'est juste pas mon approche personnelle.

* La longue vidéo de Convergences viendra ensuite. Les premiers échos que j'en ai eu des copains effondristes ne sont pas super positifs, mais j'attends de la voir personnellement pour me forger un avis.

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MessagePublié: 24 Septembre 2019, 22:26 
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Et un triplon car j'ai enfin pris le temps d'écouter la vidéo de la chaîne Convergences donnée ci-dessus par Metronomia :

Metronomia a écrit:
Tant que j'y pense, voici une vidéo de la chaine YouTube Convergences (...) et qui traite des problèmes soulevés par le discours effondrologue d'un point de vue politique, mais aussi un peu (même si peut-être pas suffisamment) d'un point de vue scientifique


Je vais être honnête : si je n'avais pas eu les mains occupées à faire de la cuisine ou de la vaisselle, j'aurais probablement passé mon temps à facepalmer.

Déjà, parce que plus qu'une critique du discours effondrologue, il s'agit quasiment essentiellement d'une critique des bouquins et des propos de Pablo Servigne. Ce que je peux tout à fait entendre... mais résumer toute la collapsologie à cet auteur (sous prétexte qu'il est devenu médiatiquement le porte-parole de la discipline), c'est très réducteur, surtout quand on voit le foisonnement qu'il y a autour des questions d'effondrement depuis 2 ou 3 ans.

D'autre part, la critique qui lui est adressée est essentiellement une longue et douloureuse successions d'hommes de paille, de raccourcis et de procès d'intentions. Vous l'avez compris si vous avez lu les autres messages que j'ai pu poster sur ce fil : je peux être moi-même assez sévère vis-à-vis de Servigne (tant du personnage que de son travail), je ne considère pas que c'est une icône intouchable et irréprochable.
Mais là ! J'ai l'impression que les 3 intervenants ont passé plus de temps à essayer de psychanalyser Pablo pour deviner ce qu'il avait dans le crâne, qu'à lire ce qu'il avait réellement pu dire ou écrire. C'est la seule explication que j'arrive à trouver pour expliquer les idéologies qu'ils perçoivent en filigrane dans ses thèses (mépris de classe et promotion d'un néolibéralisme thatcherien : sérieusement ? :shock: ) et qu'ils tirent une interprétation de ses livres aussi radicalement différente de la mienne (c'est à se demander si on a lu les mêmes bouquins...).

Je passe sur le mépris clairement affiché de Dr Ripeur vis à vis des amateurs de collapsologie, ainsi que le portrait robot extrêmement condescendant qu'il en dresse. Est-ce qu'il sort cela de la thèse en préparation sur le sujet (j'ai oublié le nom du doctorant) ? Je n'espère pas car c'est digne d'une discussion du café du commerce (outre le fait que ce n'est à mon sens absolument pas représentatif du collapso moyen).
Et le Stagirite (dont j'aime beaucoup les analyses socio-politiques au demeurant) montre qu'il est complètement ignorant des problématiques physiques sous-tendant l'effondrement (c'est visible lorsqu'il cite le nombre de bureaux de poste ou de maternités comme des exemples de services publics complètement découplés des approvisionnements énergétiques). Comme quoi : un adepte des sciences dures qui essaye de parler des sciences humaines, ça donne rarement du bon (cf. Mendax), mais l'inverse est également vrai. :mrgreen:

En fait, si je devais utiliser la même méthode qu'eux (c'est-à-dire l'attaque ad hominem sur la base des intentions supposées), je dirais que j'ai l'impression d'entendre 3 trotskystes qui cassent méchamment du sucre sur le dos d'une personnalité médiatique sous le simple prétexte qu'elle leur pique des militants et/ou qu'elle ne sert pas assez à leur goût la Cause de la lutte contre le Grand Capital. :P

C'est dommage car au milieu de cet océan de mauvais arguments et de biais rhétoriques, il y a quelques observations (le faible recours à la sociologie par les collapsologues notamment) que je ne peux que plussoyer.


Sans transition (et pour m'éviter de faire un quadruplon) : on m'a passé la vidéo du TEDx d'Arthur Keller et je la trouve très bien : lucide et réaliste sur les constats, mais suffisamment inspirante pour laisser poindre de l'espoir au bout du tunnel.


https://www.youtube.com/watch?v=_42nPGtJ7LE

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MessagePublié: 26 Septembre 2019, 12:11 
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Psychanalyse du changement climatique: comment faire le deuil de la planète que nous connaissons
Michel Alberganti — 2 décembre 2013 à 3h25 — mis à jour le 2 décembre 2013 à 9h32


Plusieurs raisons expliquent nos difficultés à admettre qu’un changement climatique est en cours et que l’humanité en subira les conséquences. L’intérêt du livre que vient de publier le philosophe australien Clive Hamilton, Requiem pour l’espèce humaine, réside dans son analyse psychologique et même psychanalytique de notre façon de réagir face à un phénomène qui n’est pas immédiatement perceptible et dont les effets se produisent à la fois à long terme et de façon très variables selon les régions du monde.

Prendre conscience d’un changement profond de notre planète sur plusieurs décennies, voire sur plusieurs siècles, ne fait pas, à l’évidence, partie des aptitudes naturelles de notre cerveau. Pas plus que notre capacité à concevoir la mort, celle de nos proches comme la nôtre. Clive Hamilton établit justement un parallèle avec le blocage psychologique qui nous touche dans de telles situations. Avec au moins trois des fameuses cinq phases du deuil: le déni, la dépression et l’acceptation. Mais on pourrait aussi trouver des correspondances avec les deux autres étapes qui, entre le déni et la dépression, sont la colère et le marchandage.

Voyons si l’on peut analyser les réactions au changement climatique à l’aide d’un tel prisme qui rappelle les principes appliqués dans les entreprises par les spécialistes de la «conduite du changement»:

1. Le déni
Pas de doute, nous y sommes... En tête, les scientifiques climatosceptiques personnifient parfaitement cette stratégie. Mais ils ne sont pas les seuls. Une bonne partie de l’opinion publique n’a pas dépassé cette étape. Plus d’un tiers des français (35%) déclarent que le changement climatique n’est pas prouvé (13%) ou que rien ne démontre qu’il est lié aux activités humaines (22%), selon le baromètre du Commissariat général au développement durable (août 2013). Il est toutefois notable que 61% des français considèrent que le changement climatique est une réalité et qu’il est dû à l’homme. Un forte majorité est donc sortie du déni.

2. La colère
Les écologistes se trouvent dans cette phase de révolte. Ils accusent les véritables coupables, c’est-à-dire les gouvernements mais, surtout, nous tous qui n’avons guère envie de changer de vie. Un piège subtil. Une grande partie de la population française est acquise à l’écologie. Mais elle ne vote pas pour les Verts lors des élections. Toutes les entreprises se déclarent engagées dans la protection de la planète. Mais elles font tout pour éviter les surcoûts qui pourraient réduire leurs bénéfices. Tous les partis politiques se disent écologiques. Mais ils sont incapables d’adopter et d’imposer de véritables mesures pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre lorsqu’ils sont au pouvoir. Tous les Etats, peu ou prou, adhèrent à la volonté de lutter contre le réchauffement climatique. Mais lorsque leurs représentants se rendent par milliers en avion à Copenhague ou à Doha, ils n’accouchent que de projets de mesures. Ils repoussent l’échéance des décisions contraignantes de sommets en sommets. D’où la juste colère de ceux qui voudraient que l’on fasse enfin quelque chose...

3. Le marchandage
C’est ce qui se passe, littéralement, dans les négociations internationales sur le climat. Chacun tente de s’en sortir au mieux, c’est à dire sans dépenser trop d’argent ni imposer à sa population des contraintes qui pourraient brider une croissance économique déjà atone. L’échec de la bourse du carbone, de la taxe carbone ou de l’écotaxe. Réduire les émissions de CO2, d’accord, mais sans que cela coûte. De l’argent, du confort, des loisirs...

4. La dépression
Nous n’y sommes pas encore. C’est justement l’objet du livre de Clive Hamilton. Le philosophe plaide ouvertement pour qu’advienne cette phase de désespoir profond. Non pas pour s’y noyer, mais parce qu’elle est, selon lui, incontournable dans le processus de deuil. Comme face à la mort d’un être, la douleur de la perte est renforcée par le sentiment d’impuissance, d’absurdité. Nous vivons dans l’ignorance volontaire de la mort, la plupart du temps. Quand elle frappe, nous n’y sommes pas préparés et le choc nous plonge dans une dépression plus ou moins profonde.

Avec le changement climatique, il est plus difficile de parvenir au désespoir profond que Clive Hamilton appelle de ses vœux. Contrairement à la mort des êtres humains, le phénomène climatique n’est pas brutal. Il s’étale au contraire sur des décennies, voire des siècles. La Terre meurt lentement. Si lentement que nous ne sommes pas sûrs d’être les témoins de son dernier souffle. Ni même nos enfants. Difficile, psychologiquement, de souffrir pour une descendance qui n’est peut-être pas encore nées. Justement, c’est à cet effort d’empathie pour notre postérité que Clive Hamilton nous invite.

Pas évident qu’il soit largement suivi. Comme le soulignent habilement les climatosceptiques, il existe, aujourd’hui même, d’immenses problèmes sur Terre. Avant de se projeter dans un futur dont il reste difficile de se persuader qu’il soit absolument certain (voir le déni ci-dessus), ne vaut-il pas mieux concentrer nos efforts sur les 842 millions de personnes qui souffrent encore de la faim? Sur les 3,6 millions de personnes qui meurent chaque année par manque d’eau potable et sur les 780 millions qui sont exclues de son approvisionnement? Sur les 225 millions de malades du paludisme dont 780.000 meurent chaque année?

Toutes ces calamités sur lesquelles il est possible d’agir immédiatement et contre lesquelles nous ne faisons pas assez ne nous plongent pas particulièrement dans le désespoir et la dépression. Elles ne vont nous gâcher ni le prochain week-end ni les prochaines fêtes de fin d’année.

Pour nous convaincre, Clive Hamilton noircit le tableau. Même si, au cours de l’émission Science publique du 22 novembre 2013 que j’ai animée sur France Culture, il a affirmé que le scénario d’apocalypse qu’il décrit dans son ouvrage a été construit à l’aide des dires des scientifiques eux-mêmes. Néanmoins, selon lui, les climatologues du Giec n’osent pas dire publiquement la vraie vérité. Par prudence et par peur d’être taxés de Cassandre, ils minimiseraient leurs prédictions. Clive Hamilton, lui, les a interrogés dans les couloirs des conférences et il assure que, dans le privé, leur discours est bien différent. Et qu’il fait froid dans le dos...

Pour le philosophe, la Terre ne va pas subir une simple augmentation de la température moyenne de 2°C (il plaide pour 4°C au moins). Notre planète va, selon lui, être transfigurée par ce changement de climat. Le désordre, les tensions, les émigrations massives et les impacts économiques vont ravager notre monde. Et c’est inéluctable, fatal et irrémédiable. Quelles que soient les mesures, qui plus est improbables, que nous pourrions prendre. L’humanité pour être réduite à un milliard d’individus, peut-être moins... Il ne s’agit plus de préserver notre petit confort matériel. Mais de penser l’apocalypse...

D’où la nécessité du deuil du monde tel qu’il est, celui que nous connaissons aujourd’hui. Une phase de profond désespoir indispensable pour passer à l’étape suivante.


5. L’acceptation et l’action
Clive Hamilton se distingue des catastrophistes par le fait que le désespoir qu’il prône n’est qu’une étape intermédiaire. Le fond de la piscine, en somme. Pour lui, il débouche sur l’apaisement que procure l’acceptation. Le monde va changer. Celui que nous connaissons et que nous aimons, dans la mesure où il est assez clément ou que nous avons appris à supporter sa rudesse, disparaîtra d’ici la fin du siècle. Pour Clive Hamilton, c’est un fait accepté. So what?

Au terme de ce deuil, comme à celui de tous les autres, une évidence apparaît. Telle la lumière au bout du tunnel ou l’éclat du soleil à la surface de la piscine. La vie continue. Nous allons devoir vivre dans ce nouveau monde, comme si nous débarquions sur une autre planète.

Le maître mot, en la circonstance, est une faculté qui, contrairement à l’aptitude à se projeter dans le lointain, fait partie intégrante du logiciel humain depuis qu’il existe sur Terre: sa capacité d’adaptation. L’homme fait partie des champions, dans ce domaine. Contrairement à certains organismes qui ne peuvent survivre que dans des conditions climatiques très précises, l’être humain supporte une grande variété d’environnement. Pour preuve, sa colonisation de la presque totalité de la planète.

Dès lors, notre perception du futur change. Il ne s’agit plus de nous battre en vain pour sauver le monde actuel. Situation stressante, anxiogène et stérile. Clive Hamilton nous enjoint de nous préparer à changer de monde. Il aborde l’une des options de cette phase d’action, la géo-ingénierie. Il vient d’ailleurs de consacrer un ouvrage entier à ce thème. Pour l’essentiel, il dénonce les «apprentis-sorciers» qui espèrent réduire le réchauffement climatique en dispersant des particules réfléchissantes dans l’atmosphère. Ou en traitant chimiquement l’eau des mers.

Le changement de point de vue que propose Clive Hamilton est donc radical. Ses conséquences apparaissent tout à fait originales par rapport au discours écologique actuel. En effet, à partir du moment où l’on accepte cette fin de notre monde, il devient possible de penser le prochain monde. D’étudier les difficultés que l’humanité va rencontrer. Les migrations climatiques, par exemple, devront être prises en charge. Sinon, des conflits meurtriers éclateront lorsque les habitants des nouvelles zones défavorisées (150 millions de personnes vivent aujourd’hui au Bangladesh, par exemple) déferleront sur les pays qui tirent un meilleur profit du changement climatique.

Par rapport à nos ancêtres, nous disposons d’un atout important: nous sommes prévenus. Ce qui double nos chances...

Michel Alberganti


http://www.slate.fr/story/80479/psychanalyse-changement-climatique-faire-deuil-planete


Quand je parlais de "travail de deuil"... un article qui, s'il date un peu, me semble toujours d'actualité en fait. (je pense que nous ne sommes clairement pas en phase d'acceptation...).


Et donc, un deuil à faire (avec tout ce que la disparition des coraux entraînera comme disparition d'écosystèmes, et donc des espèces qui les peuplent...), parmi d'autres...

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Rapport du Giec sur les océans : "Les coraux sont à la fin de leur existence"
L'océanographe et physicienne Sabrina Speich affirme que "vers 2050, on aura une disparition presque complète de toutes les espèces coralliennes dans les régions tropicales".




Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a lancé ce mercredi 25 septembre une alerte sur les impacts du réchauffement climatique pour l'océan et la cryosphère. Selon les experts, la montée des eaux pourrait atteindre 1m10 à la fin du XXIe siècle si rien n'est fait. Cela aura des conséquences sur les espèces marines.

"Les coraux sont à la fin de leur existence", a affirmé mercredi sur franceinfo l'océanographe et physicienne Sabrina Speich, professeure à l’École normale supérieure (ENS). "Vers 2050, on aura une disparition presque complète de toutes les espèces coralliennes dans les régions tropicales". Sabrina Speich explique que "les espèces qui ne peuvent pas se déplacer subissent ce réchauffement", alors que d'autres qui le peuvent, "cherchent à se déplacer". L'océanographe donne l'exemple du Groenland, où l'on "commence à trouver du maquereau, parce que ce poisson se déplace à cause des températures qui montent".

franceinfo : Comment la population marine réagit-elle au changement climatique ?

Sabrina Speich : L'océan se réchauffe et ce réchauffement est global. Les espèces marines qui le peuvent cherchent à se déplacer. C'est le cas pour les poissons qui se déplacent en moyenne de cinq kilomètres par an vers les régions polaires. Et d'autres espèces qui ne peuvent pas se déplacer subissent ce réchauffement. L'exemple clair, ce sont les coraux qui ne peuvent pas se déplacer. Eux, ils sont à la fin de leur existence. On pense que vers 2050, on aura une disparition presque complète de toutes les espèces coralliennes dans les régions tropicales.

Quels sont les autres effets attendus sur les espèces ? Est-ce que celles que l'on trouve sur nos littoraux, on ne les retrouvera plus demain ?

Par exemple, au Groenland, on commence à trouver du maquereau, qui n'était pas une espèce locale, parce que ce poisson se déplace à cause des températures qui montent. C'est un peu le cas partout. Dans toutes les zones de pêche, il y a un déplacement des espèces vers les régions polaires. Aujourd'hui, la première cause, c'est le réchauffement. Les écosystèmes sont vraiment sous pression parce qu'il y a d'autres effets, comme l'acidification, comme le manque d'oxygène. Donc ils sont encore plus stressés. Mais la migration vers les pôles, c'est seulement dû à la température.

Ces changements sont-ils inéluctables ?

Désormais on est sur un changement qui continuera quoiqu'on fasse. L'important c'est de chercher à renverser la courbe, même si ce réchauffement va continuer, mais pour limiter la quantité de ce réchauffement. Aujourd'hui, on ne peut que limiter, mais il faut se dépêcher. Il y a une accélération de ce réchauffement. Il faut agir très vite. La première action c'est de changer complètement notre société par rapport à l'utilisation d'énergie, à l'utilisation des carbones fossiles. Il faut brûler moins et chercher des alternatives et être plus économes dans nos sociétés par rapport à notre vie actuelle. Il faut que les gouvernements prennent des décisions très fortes.





https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop24/rapport-du-giec-sur-les-oceans-les-coraux-sont-a-la-fin-de-leur-existence_3631545.html

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Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement.
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MessagePublié: 02 Octobre 2019, 17:22 
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Oui are doumde.

Edit : ma vidéo n'est pas reconnue ??
Du coup : lien.

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MessagePublié: 04 Octobre 2019, 12:43 
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Pochel a écrit:
Oui are doumde.

On est tellement condamné qu'on va en mourir deux fois ! XD

Sinon, je suis tombé sur cette planche extraite d'une BD à paraître se moquant (gentiment !) de l'effondrement, et j'avoue que cela m'a fait rire :

Image

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MessagePublié: 04 Octobre 2019, 12:45 
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:lol: :lol:

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MessagePublié: 04 Octobre 2019, 13:00 
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Joli détournement du "Détachez-les et amenez-les moi" *... :mrgreen:


Du reste, je pense sérieusement que revenir à une forme de "motricité animale" (dans le respect des dits-animaux, cela va sans dire), serait une solution... pas à tout, mais à pas mal de problématiques (débardage, labour...) : l'état des forêts après les passages des engins de coupes/débardage/grumiers, c'est juste atroce. Criminel même... :(

Et puis bon, les chevaux/les ânes/les mules c'est tellement plus sympa comme compagnon de travail qu'un tracteur ou un camion. Voire même qu'un autre humain. (et je suis parfaitement objective)


* Qui est aussi un livre, sur le parcours d'un moine cavalier... ce qui n'a, à première vue aucun rapport avec le sujet qui nous occupe. A première vue...
https://www.fayard.fr/documents-temoignages/detachez-les-et-amenez-les-moi-9782213712475


Et puis tant qu'on en est à parler de bouquin... je suis tombée là-dessus :

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Dystopie
"Air" : et si une dictature verte installait l’écologie par la force ?
Par Vladimir de Gmeline
Publié le 03/09/2019 à 10:30

Dans le roman "Air", la science-fiction imagine une dictature qui impose les bons comportements aux citoyens et traque les mauvais. La police n' y plaisante pas avec le tri des déchets.
http://www.michel-lafon.fr/livre/2287-AIR.htmlQue se passerait-il si, poussée par l’urgence climatique, une dictature s’installait en France pour imposer l’écologie par la force ? C’est le propos de Air, passionnant roman d’anticipation qui voit la vie de Samuel Bourget, cadre dans une entreprise de recyclage de pneus, basculer lorsqu’il se retrouve traqué, comme des milliers d’autres citoyens, par une police écologique intraitable. Conscient de sa responsabilité et de celles des générations précédentes dans la dégradation de la planète, il a du mal à changer ses habitudes. Qu’importe, le gouvernement, présidé par une jeune femme élue démocratiquement et un général à la retraite pour le moins réactionnaire, va se charger de l’y forcer. Après un référendum, l'exécutif s’arroge les pleins pouvoirs. On trace les mauvais citoyens grâce à leur empreinte numérique qui permet de repérer leur consommation passée, des bonus-malus écologiques donnent accès à des emplois réservés ou vous mettent au contraire dans le collimateur de la cellule AIR (Artificial Intelligence Research) de la police écologique, les enfants sont poussés à dénoncer leurs parents, le divorce est interdit afin de diminuer les surfaces habitées.

Air, passionnant roman d'anticipation qui voit la vie de Samuel Bourget (...) basculer lorsqu'il se retrouve traqué, comme des milliers d'autres citoyens, par une police écologique intraitable…

Mieux vaut ne pas se trouver sur la "liste carbone" et envoyé en camp de sensibilisation écologique. Samuel Bourget se réfugie sur le plateau de l’Aubrac, en Aveyron, avec sa femme infirmière et ses deux enfants. Avec d’autres fugitifs et des habitants, ils constituent une poche de résistance à la dictature. Déconnectés par obligation, ils y réapprennent à vivre de manière naturelle mais choisie, au rythme de la nature, inventent des solutions écologiques. Loin d’être une critique de l’écologie, Air utilise tous les ingrédients de la littérature de fiction pour susciter la réflexion sur nos comportements, nos habitudes, et dégager des pistes. Palpitant, souvent drôle, c’est aussi une déclaration d’amour à une des plus belles régions de France, l’Aubrac. Un plateau sauvage dont sont originaires les deux auteurs, Bertil Scali, écrivain (Hitler, mon voisin, témoignage traduit en quatorze langues) et Raphaël de Andreis, responsable d’un grand groupe de communication.

Marianne : Air est-il un livre anti-écologiste ?

Bertil Scali : Pas du tout, c’est même exactement le contraire. En revanche, c’est la critique d’un système autoritaire qui se met en en place pour parvenir à un résultat qui peut être obtenu par la voie démocratique. C’est ce que déplore le héros. A la fin, la planète est sauvée mais était-il nécessaire de mettre en place une dictature, puisque Samuel et ses amis y arrivent en cherchant, en se concertant, en se parlant ? En étant poussés à se cacher, les personnages vont s’épanouir, les enfants grandir loin des écrans, le couple se retrouver. Tous vont progresser, mentalement, psychologiquement et physiquement. Cette dystopie est une fable qui tend à montrer que l’écologie, ça marche, elle est indispensable, qu’elle soit imposée ou souhaitée. Quand elle est souhaitée, c’est quand même mieux. Mais cela nous demande d’être capable de changer nos habitudes, ce qui semble le plus difficile car les solutions existent, on les connaît.

Ce que vont vivre les personnages, contraints et forcés, est aussi une prise de conscience et une expérience qui va les régénérer. On les envie.

C’est un peu un fantasme de fin de vacances. On passe du temps en famille, avec des amis, on vit à un autre rythme, proche des éléments, et on se dit "si on restait ?" Et puis c’est une manière de réfléchir au sujet. Et également d’exploiter cette crainte que nous avons de la montée des populismes. Dans ce livre, il y a ce qui est imposé à grande échelle et ce qui est fait au niveau local. Par exemple l’État supprime les moteurs thermiques, construit des zeppelins à énergie solaire qui remplacent les hélicoptères, et dans l’Aubrac, les gens redécouvrent le voyage à cheval, on fabrique du kérosène avec les déchets des villes, on invente une peinture photovoltaïque qui transforme la vapeur en hydrogène. Ces solutions existent, elles sont réalistes mais on ne les applique pas encore.

Par exemple nous allons rentrer dans l’âge du bois, c’est annoncé très clairement pas les scientifiques. C’est la matière première de demain. Il y aura des immeubles en bois, du plastique de bois, des lasers de bois. Cela passe donc par l’agroforesterie, la reforestation, qui permettra d’avoir plus d’ombre et plus de nutriments dans la terre. Il y a aussi des solutions imaginaires mais souhaitables. Les toits sont capables de réutiliser 80% de l’eau, il y a de petites éoliennes individuelles partout. Quand on achète une voiture électrique le constructeur est tenu d’installer une éolienne chez vous. Il y a bien sûr la suppression de la lumière dans les villages pour mettre fin à la pollution visuelle et au gaspillage d’électricité. On fait de la viande artificielle et on supprime les abattoirs industriels, on met en place de nouvelles politiques agricoles qui permettent de redécouvrir les bienfaits de la jachère, le maintien des matières organiques dans les sols.

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"L’écologie, comme le libéralisme, touche nécessairement tous les domaines"
Mais pour vous ce genre de dictature est-il possible ? Il y a par exemple des gens qui trouvent que le discours, "catastrophiste" selon eux, des jeunes générations peut basculer dans l’autoritarisme et donnent en exemple certains propos de Greta Thunberg comme "le changement s’annonce que cela vous plaise ou non, le pouvoir appartient au peuple".

Le héros se fait engueuler par sa fille, qui n’a pas tort, elle lui dit "qu’est ce que vous avez foutu, comment ça se fait qu’on en soit là ?" Greta Thunberg exprime plus de peur qu’autre chose. Il peut y avoir des dérives politiques et elles ne sont pas propres aux écolos. Il faut que nous nous emparions tous de ces questions de manière à ne pas les laisser à quelques uns qui seraient susceptibles de verser dans l’autoritarisme. Changer ses habitudes c’est difficile pour les adultes mais aussi pour nos enfants, qui sont très concernés mais qui sont nés avec les portables, les ordinateurs et les réseaux sociaux, dont l’empreinte carbone est très forte. Dans le roman, ils vont avoir du mal au début et progressivement cela va leur permettre de retrouver une relation à eux-mêmes, au temps, à la famille et au couple.

Nous nous sommes fait plaisir en écrivant, nous avons retrouvé notre jeunesse. Les VOD et le streaming ont disparu, alors ils retrouvent le ghetto blaster, le film qu’on regarde en famille en DVD ou en VHS. Il y a un côté vintage, on s’est amusés.

C’est aussi une vraie déclaration d’amour à une région…

Bien-sûr. L’Aveyron, mais aussi le Cantal, le Lot, la Lozère, ces régions restées relativement à l’écart et où il y avait une façon de vivre dont nous avons beaucoup à apprendre en termes d’écologie. Il y avait des habitudes qui peuvent paraître dépassées mais qui sont porteuses de leçons. On tuait le cochon sur la place du village, tout le monde venait, et après on utilisait absolument tout, il n’y avait aucune déperdition. En dehors des considérations sur la souffrance animale, du point de vue de l’absence de gaspillage il n’y avait pas mieux. On avait pas de frigo, pas de salles de bains, on ne se lavait pas deux fois par jour en utilisant des quantités phénoménales d’eau, et les gens n’étaient pas sales, ne sentaient pas mauvais contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Nombre de travaux scientifiques aujourd’hui montrent qu’il n’est pas nécessaire de se laver autant que nous le faisons aujourd’hui.

Ce livre a été un vrai plaisir d’écriture et on espère que ce sera un plaisir de lecture. Dans nos familles les enfants et les adolescents le lisent, les oncles et les tantes : cela permet de discuter de façon joyeuse et pas du tout conflictuelle d’un sujet qui provoque souvent des tensions. C’était un de nos objectifs.

>> Air, de Bertil Scali et Raphaël de Andreis, ed. Michel Lafon, 313 pages, 17,95 euros


https://www.marianne.net/culture/air-et-si-une-dictature-verte-installait-l-ecologie-par-la-force

Personnellement, je suis beaucoup plus sensible à la puissance métaphorique de la fiction, du roman ou de la parabole pour comprendre et être touchée ou percutée que par de longs débats théoriques, ou pire, des graphiques ou des équations...
Le roman a l'air intéressant, et mine de rien aborde plein de thèmes différents, et pose de bonnes questions... à nous poser à nous-mêmes.

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Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement.
Gilbert Keith Chesterton


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MessagePublié: 04 Octobre 2019, 16:58 
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Parlant de déforestation, chez moi, dans une vision écolo-à-gogo, ils ont décidé de facilité le déplacement à vélo et ont déboisé un sentier de 10M de large sur 4km pour prolonger une piste cyclable qui unira plusieurs municipalités environnante.

La dite piste doit forcément passer en forêt et comme certaines zones sont humide et protégé, un petit pont de 3m de haut et de 1km de long fut fait. Pour la partie au sol, bah faut que ce soit bien alors ils ont asphaltés les 3km restant.....

Déjà, traverser les zones humides protégé à l'aide d'engins pour installer les pieux était pas l'idée du siècle mais le pire est à venir.

Ce foutu sentier était totalement inutile puisqu'un sentier traversait déjà cette forêt du point A au point B. Un sentier de VTT saisonnier est présent et est fermé en été puisque a chaque extrémité, le sentier de VTT dois passer sur des terres agricoles donc sa fermeture coïncide exactement avec la saison du vélo....

Quand j'ai poser des questions, on m'a d'abord fait comprendre mon manque de conscience écologique et sociale puisque j'était contre cette piste cyclable. Une fois que j'ai expliqué que ce n'est pas la piste cycle le problème mais comment ils l'ont fait, ils m'ont regarder et tout bonnement dit que c'était plus simple de déboisé puisque le déboisement se faisait en ligne droite et que, de toute façon, on ne mélangeais pas les VTT et les vélos (ce qui est faux puisque le dernier km, le sentier de VTT et la piste cyclable sont conjoint). Mais les VTT, ils ne sont plus là puisque dès les premiers jours du printemps, les cultivateurs ferment l'accès à cette partie du sentier.

Bref, 4km de déboisement inutile, 1km de pieux pour faire un pont pour protégé une zone que l'on a détruite avec l'équipement qui pose les pieux et de l'asphalte partout où c'est possible alors que du gravier fin aurais fait le boulot le tout parallèle à un sentier de VTT déjà présent....

La race humaine me désespère parfois...

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La vie est tout ce qui arrive quand on a d'autres projets.


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