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MessagePublié: 06 Novembre 2018, 19:36 
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Halloween : "Année après année, l'intérêt diminue en France"
31/10/2018
Par Maïwenn Bordron


Des milliers de personnes s'apprêtent à célébrer Halloween en France. Cette fête d'origine irlandaise persiste dans notre pays mais elle n'a plus le même attrait auprès du public qu'il y a quelques années, selon le philosophe Damien Le Guay. Entretien.

Des enfants déguisés en fantômes ou en citrouilles qui déambulent dans les rues le soir du 31 octobre. Des sacs remplis de bonbons et des décors inspirés de films d'horreur : comme chaque année, nous célébrons Halloween en France. Pourtant, cette fête païenne d'origine irlandaise n'a plus le même attrait auprès du public. Comment expliquer ce déclin ? Entretien avec Damien Le Guay, philosophe, auteur du livre La face cachée d'Halloween et président du Comité national d'éthique du funéraire (CNEF).

Peut-on parler de perte de vitesse de la fête d'Halloween en France ?

Il y a eu un moment faste entre 1997 et 2002/2003, on avait l’impression qu’Halloween allait prendre sa place, une place voulue par ceux qui en ont fait sa promotion entre la rentrée des classes et Noël. Et a partir de 2002, il y a eu un déclin de la fête parce que, d'une part, cela ne correspondait pas aux attentes des Français, et parce que les marchands ont insisté sur le côté gore et sur le côté camelote. Il existe une concurrence entre Halloween et la Toussaint, et la fête des morts qui est juste après. Il y a une permanence de la pratique du déplacement des Français au moment de la Toussaint dans les cimetières, qui s’est faite au détriment d’Halloween. Tout cela explique qu’il y ait eu une forme d'engouement rapide qui, depuis 2002, tend à disparaître de plus en plus. Même s'il y a toujours des fêtes organisées, des gens qui s’en occupent, cette fête tend à disparaître du paysage.

Pourquoi y a-t-il eu ce pic vers 2002-2003 ?

Halloween a été créée en France avec deux caractéristiques : elle a été lancée par des marchands de masques, de farces et attrapes, avec quelque chose de plutôt artificiel qui a plutôt marché au début. Et puis, contrairement aux Etats-Unis, la fête d’Halloween en France a beaucoup insisté sur le côté gore, sur le côté sanguinolent et ce côté-là ne correspond pas tellement à nos traditions et a donné le sentiment de quelque chose de trop exagéré. Les enfants avaient plus peur qu’ils ne l'auraient dû au moment de cette fête. Ces deux éléments ont marché pendant quelques temps. Puis progressivement les Français se sont rendus compte de la réalité de la fête et ont considéré que cela ne correspondait pas à grand chose, qu’il valait mieux passer à autre chose.

En France, ce sont vraiment les marchands de masques qui lancent Halloween ?

Vers 1995 et 1997, ils commencent à faire de la publicité pour Halloween ou lance des campagnes médiatiques auprès des collectivités locales pour que soit célébré cette fête. Dès les années 50, il y a des traces d'Halloween mais c’était dû à des Américains qui étaient en France. Ce mouvement que nous connaissons a été marketé pour donner quelque chose à vendre ou une occasion de se réjouir entre la rentrée des classes et Noël.

Ils y voient tout de suite un argument de vente ?

Celui qui a repris le plus tôt Halloween, c’est Disneyland et qui continue à le faire maintenant, mais c’est normal puisque c’est leur métier de faire de la fête ou d’être dans cette culture américaine. Mais Coca-Cola, qui s’était associé assez tôt à la fête d’Halloween a très vite arrêté, quand il a considéré qu’il n'y avait plus de raison de soutenir une fête qui ne rencontrait pas un assentiment particulier. Le côté marchand, consommation, achat est extrêmement présent dans la fête en France, au détriment d’un côté bonhomme, festif, communautaire, villageois, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

C'est donc une fête qui est vouée à disparaître ?

Je ne sais pas, il y a une volonté de certains - je pense à Disneyland - de maintenir cette fête. Elle existe toujours dans la pratique de certains : pour ceux qui veulent passer une bonne soirée par exemple. Elle correspond aussi à autre chose, à cette "festivisation à outrance" dont parle Philippe Muray, qui cherche tous les prétextes pour faire la fête, même si le support est creux. On peut dire que l’engouement est passé et que depuis quelques années, nous connaissons un climat plutôt anxiogène autour des attentats, de la mort qui fait que l'on se demande pourquoi il faudrait se faire peur plus que de raison sur des sujets sur lesquels nous avons suffisamment peur par ailleurs.

Halloween reste encore un argument marketing en France ou cela ne vaut plus le coup pour les marques de s'y préparer ?


Année après année, l’intérêt diminue auprès du public mais il est soutenu par les collectivités locales qui veulent faire quelque chose, par les adultes et les jeunes professionnels qui font des soirées. Les marques, elles-mêmes, s'y intéressent de moins en moins. Certaines s'en emparent encore de temps en temps mais nous sommes très loin de ce qui se passait sur ce sujet.

Halloween est une fête très marketing en France, elle n'est pas associée à des croyances ?


Il y a une croyance cachée. La fête d’Halloween est américaine, elle est arrivée aux Etats-Unis par les Irlandais vers 1885-1910. C’est une forme un peu "festivisée", américaine de la fête de Samain, une fête celte. Elle recouvre quelque chose de très fort dans les religions païennes : le 31 octobre, nous sommes à la charnière entre l’été qui s’achève et l’hiver qui commence. A ce moment-là, la terre s'ouvre, les morts remontent à la surface et viennent chercher certains vivants et les emportent avec eux dans le royaume des morts. Et donc face à cela, il importe de se protéger. Et comment se protège-t-on ? D'une part, en faisant peur, avec les citrouilles qui sont là pour effrayer les morts et, d'autre part, en payant ou en donnant quelque chose à des prêtres. C'est le fameux « un bonbon ou un sort ». C’est le vieux fond mythologique de la religion païenne et celte qui a migré par les Etats-Unis et qui est sous-jacent à la fête d’Halloween. Comme toujours aux Etats-Unis, c’est changé, repris, "festivisé", mais ce vieux fond religieux païen demeure.

Halloween est vraiment dans une phase de déclin ?

Il y a une semaine, fin octobre, où il y a le plus grand phénomène social de déplacement en France. 35 millions de Français se déplacent chaque année à ce moment-là dans un cimetière pour fleurir des tombes. Il y a 25 millions de pots de fleurs ou de bouquets de fleurs qui vont être déposés dans les cimetières. Dans Halloween, il y a quelque chose d'un peu kitsch, un peu marchand, un peu gore qui ne correspond à pas grand-chose. Et à l'inverse, il existe chez les Français cette transhumance funéraire, ce désir de converser, de parler, d’honorer quelque chose entre les vivants et les morts et cela se passe pendant la Toussaint. Il y a donc une juxtaposition des deux, qui avait été pensée dans l’idée que la "festivisation" par Halloween allait supplanter le déplacement dans les cimetières ou cette religion des morts. Et en réalité, la fête de la Toussaint et la fête des morts sont extrêmement présents dans la pratique culturelle des Français et correspondent à un vrai besoin anthropologique alors qu’Halloween ne correspond apparemment pas à grand-chose, à part à des raisons mercantiles qui ne sont pas essentielles.

Comment est reçue la fête d'Halloween aujourd'hui aux Etats-Unis ?

Chaque année, même le président des Etats-Unis reçoit des enfants, fête Halloween, décore la Maison blanche. Le côté festif existe toujours, certes il est marchand, mais il existe pour une autre raison. Les Etats-Unis ont réussi à trouver un bon ajustement entre le côté festif et le côté familial, communautaire, avec des enfants qui se déplacent dans leur lieu d’habitation pour demander des bonbons. La fête marche toujours aux Etats-Unis, car elle est ancrée et a une autre connotation moins gore que ce qui se passe en France. Elle correspond au sens de l’accueil qui est le propre des Etats-Unis : recevoir une culture des autres pour l’implanter, pour créer quelque chose de nouveau et qui permet de se réjouir, de faire la fête et de souder les communautés entre elles.

Source.

Un article avec lequel je suis assez d'accord, ayant moi-même constaté la lente mais sûre désaffection de cette fête au fil des années... Je ne serais pas étonné qu'elle finisse par s'éteindre complètement, ne survivant, à l'instar de la Saint-Patrick, que dans les bars et chez les étudiants, comme prétexte à la beuverie.

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MessagePublié: 06 Novembre 2018, 21:59 
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Je suis grosso-modo plutôt d'accord... même si personnellement je dirais plutôt que c'est l'effervescence qu'il y a eu dans notre pays autour d'Halloween à la fin des années 90 et au début des années 2000 qui est retombée, et que depuis la fête se maintient au même (petit) niveau de popularité.
J'ai empiriquement l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de différence entre, disons, 2010 et 2018 : on voit quelques groupes de gamins (plutôt jeunes et accompagnés leurs parents) costumés, certains commerces se décorent pour l'occasion, et ça en reste là.

Bon, par contre, le philosophe insiste beaucoup sur le côté « gore* » d'Halloween chez nous, ce qui me semble assez discutable. La fête a sûrement un côté plus "caricatural" (squelettes, toiles d'araignée, sorcière et tout le toutim) chez nous qu'aux USA (où elle tend parfois au contraire presque vers une sorte de carnaval qui ne s'assume pas plutôt qu'une fête chrétienne des morts)... Mais gore ?
Et sa version de l'origine d'Halloween est caricaturale à l'extrême, ça en devient presque une énième redite des poncifs éculés à propos de la fête...

* Le terme est repris 4 fois dans son interview !

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MessagePublié: 06 Novembre 2018, 22:16 
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Ar Soner a écrit:
* Le terme est repris 4 fois dans son interview !

J'avais noté ça, aussi ; tout comme une certaine répétition de ce qu'en France, on fête encore beaucoup la Toussaint. Je me suis demandé si cet article n'était pas la retranscription zélée d'une interview, dont le style oral expliquerait ces redites.

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MessagePublié: 06 Novembre 2018, 22:30 
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Pochel a écrit:
tout comme une certaine répétition de ce qu'en France, on fête encore beaucoup la Toussaint.

Une affirmation qui là aussi demanderait une recontextualisation : j'ai empiriquement l'impression que ce sont essentiellement les + de 60 ans qui font la tournée des cimetières à la Toussaint...

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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 00:22 
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En même temps, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on a l'impression qu'en fin d'année, la pression mercantile autour de Noël est de plus en plus forte. Et de plus en plus tôt.
Cette année, il y avait déjà les décos et les jouets de Noël en rayon, à côté des traditionnels produits estampillés "Halloween"... Alors, je conçois que si on veut à peu près gérer le trucs, il faut un minimum s'y prendre à l'avance (surtout quand on fabrique ses cartes de vœux soi-même :shifty: ) mais tout de même...
ça m'a fait halluciner. Bientôt, ils mettront les produits de Noël à la rentrée de Septembre...


C'est trop tôt, du coup, je trouve que ça télescope les "ambiances"...
Et j'aime bien l'arrivée de l'Automne, l'ambiance feuilles mortes, crépuscules rouges sombres et aurores brumeuses, j'apprécie de sentir la succession des saisons, des temps de la Nature... J'aime cette ambiance à la fois mélancolique et mystérieuse, et dans le fond, vu que j'adore les histoires de fantômes, de magie noire et les films d’horreurs, je vis assez bien l'imagerie "qui fait peur à la ménagère" (et effectivement, ça n'a rien de "gore"... ). Je dirais même que ça me plaît que l'on rende une sorte d'hommage aux "proscrits" et à ceux qui font peur, aux monstres de tous bords... et que les petits bourgeois de l'intellect tremblent sous leurs couettes... :mrgreen:

D'ailleurs, je ne suis pas trop d'accord avec l'auteur quand il dit que les pratiques liées à la Toussaint et à la Fête des morts sont encore présentes en France... Il y a effectivement de moins en moins de personnes à faire la tournée des tombes familiales, et surtout, j'ai l'impression que la mort reste un tabou total, aussi bien dans les têtes que dans les conversations... une réflexion du genre "Quand on meurt, on est plus rien, et pouf ! alors on change de sujet" péremptoire et quasi-universelle.
Pour ma part, j'y vois effectivement un lien de cause à effet plus ou moins conscient... Je ne sais pas si c'est lié aux attentats encore bien présents dans les têtes, à la prégnance des catastrophes et de leurs bilans de victimes à n'en plus finir, mais en tout cas, je pense que les gens ont effectivement de plus en plus "peur" de la mort. Je ne parle pas d'une saine et édifiante peur devant l'immensité de l'Inconnu, et devant la vaine et urgente nécessité de la quête existentielle que cela représente... mais une peur presque maladive devant LE tabou, devant ce qui représente l'échec définitif et absolu d'une société matérialiste et hédoniste où l'on nous vend une éternité de consommation comme sens ultime de l'existence... :think:

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Souvent dans l'être obscur habite un dieu caché
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres.

Vers dorés, Gérard de Nerval


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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 09:06 
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mais une peur presque maladive devant LE tabou, devant ce qui représente l'échec définitif et absolu d'une société matérialiste et hédoniste où l'on nous vend une éternité de consommation comme sens ultime de l'existence...

Ouah, Chimère, que c'est bien dit ! Sinistre, mais bien dit !
(moi, c'est plutôt le contraire qui me fait peur... bien plus que tous les monstres d'Halloween...)

En fait, j'ai l'impression que l'interviewé ne connaît pas le sens du mot 'gore'. Il a l'air de le comprendre comme 'terrifiant', alors que c'est 'sanguinolent'... D'ailleurs, en général, je trouve que très peu de phrases de cette interview reflètent vraiment la réalité !
Je n'habite pas en ville, je ne vois donc pas de gosses faire le tour des maisons pour les bonbons, ou défiler en costumes. Mais du côté des étalages de m*rdes dans les magasins qui apparaissent début octobre, je ne vois pas de différence par rapport à 1997. Il faudrait plutôt voir du côté des invendus.


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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 09:49 
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Avec la surenchère de "gore" et l'insistance sur la Toussaint religieuse, ça me fait penser au genre d'interview qui aurait pu passer dans une émission religieuse, vous savez, celles qui passent très tôt le matin et que seuls les vieux regardent... :gris:

Mais sinon, c'est clair que depuis que c'est retombé, c'est jamais trop remonté, et que ça reste essentiellement commerçant, j'ai l'impression...

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[H.P. Lovecraft, The Rats in the Wall, 1923]


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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 10:31 
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Je suppose que pour déterminer si Halloween est vraiment sur la pente descendante, il faudrait également étudier la transmission. Qui transmet aux enfants d'aujourd'hui l'idée d'aller se déguiser et sonner aux portes...? Les parents, les aînés, ou la pub et la télé ? Je penche personnellement pour une surreprésentation de la dernière hypothèse, qui expliquerait à la fois que la chose survive encore, mais qu'elle ne parvienne pas à s'implanter vraiment.
(Il faudrait faire une étude).

Chimère a écrit:
Cette année, il y avait déjà les décos et les jouets de Noël en rayon, à côté des traditionnels produits estampillés "Halloween"... Alors, je conçois que si on veut à peu près gérer le trucs, il faut un minimum s'y prendre à l'avance (surtout quand on fabrique ses cartes de vœux soi-même :shifty: ) mais tout de même...
ça m'a fait halluciner.

J'avoue que ça me surprend et me désole chaque fois. L'an dernier, en Allemagne, les premiers lapins avaient pointé le bout de leur truffe à la mi-janvier !...
Cela dit, comme tu le signales très justement, ça peut être utile à certains : ma copine, qui fait des calendriers de l'avant à la pelle, ne pourrait s'y prendre à temps sans tout cela.

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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 10:44 
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(C'est moi, ou le site est long à réagir ce matin ?)

Je trouve que c'est une tendance générale depuis un moment. Avez-vous remarqué que les journalistes ont commencé à célébrer le 50ème anniversaire de mai 68... en mars ? Ils n'en parlaient plus en mai... Sujet épuisé !

Je peux comprendre les sorties de scoops pour ne pas se les faire faucher (et encore...!), mais les anniversaires, heu... :think:


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MessagePublié: 07 Novembre 2018, 11:42 
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Localisation: Au fond à gauche (et derrière Pochel, ça semble plus sûr)
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Qui transmet aux enfants d'aujourd'hui l'idée d'aller se déguiser et sonner aux portes...? Les parents, les aînés, ou la pub et la télé ? Je penche personnellement pour une surreprésentation de la dernière hypothèse.

Moi aussi. J'ai tendance à penser que le léger succès qu'a connu Halloween dans le courant des années 90 était en bonne partie lié à l'arrivée de séries américaines à succès telles Beverly Hills, Friends et tant d'autres, et qui avaient souvent un épisode spécial en lien avec Halloween (c'est vrai également pour Thanksgiving ou Noël), ce qui a probablement contribué à faire connaître la chose et à donner des envies de frissons par chez nous.
(Notons qu'il y avait déjà des séries américaines à succès dans les années 80, mais je n'ai pas le souvenir que ces dernières avaient ce genre d'épisodes spéciaux. Sûrement que les scénarios s'y prêtaient moins. Je pense notamment à Magnum, K2000, Mac Gyver, Dallas et j'en passe...)

C'est un peu comme les bals de promo ou les cérémonies de remise des diplômes (typiques de nombre de séries et de films US) et qui, lorsque j'étais sur les bancs de l'école, n'existaient pas. Tandis qu'il me semble que c'est parfois pratiqué aujourd'hui - et ce depuis quelques années - dans certains établissements.

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