Citer:
Et si tu considères les animistes, par exemple les aborigènes d'Australie ou les Achuars du Pérou, ils ne se placent pas effectivement dans une position dominante et peuvent se poser en garant d'une "harmonie" avec les animaux... mais c'est quelque chose de complètement anthropocentriste : ils basent leurs relations avec les animaux sur leur vision des choses, issue de leur culture et de leurs mythes. Il n'est jamais question de prendre en compte les besoins réels des animaux, sur la base d'observation éthologiques ou écologiques.
Franchement, je comprends ce que tu veux dire, mais je pense que c'est très "culture-moderne-centriste" pour le coup. Comme s'il fallait des études zoologiques et éthologiques pour comprendre les animaux et leurs modes de vie... C'est nous, homo sapiens modernus, qui en avons besoin. Là où les peuples premiers n'avaient besoin que de leur expérience, et de leur vie H24 dans la nature, en contact direct avec la faune et la flore toute leur vie, depuis des générations...
Alors effectivement que leurs rapports aux animaux est influencés par leurs "mythes" comme tu dis... mais justement, leurs mythes n'étaient-ils pas justement influencés par leurs propres observations des comportements, habitudes etc... des animaux... (et je ne parle pas de l'influences des visions cérémonielles chamaniques et du dialogue avec le monde des esprits. Mais comme tu ne crois pas au monde des esprits, c'est même pas la peine d'en discuter...)
Et quelque part, l'un n'empêche pas l'autre en fait.
Si ces peuples n'avaient pas été de sacrés bons comportementalistes et éthologues animaliers, m'est avis qu'ils n'auraient jamais apprivoisés et créés chiens, chevaux, moutons, chameaux etc...
Alors oui, il y a souvent une recherche de l'utilité des animaux pour l'homme, mais je suis persuadée qu'il n'y a eu que ça. Il y a eu, dès le départ, une forme d'intrication entre les vies humaines et animales... et une sorte de mutualisme.
Cela dit, ces histoires d'études éthologiques, mis à part si on parle d'éthologues visionnaires vraiment au-dessus du lot, ça me fait penser aux études qui sortent sur le comportement des chats et dont je me demande si les conclusions ont coûté cher et ont demander beaucoup de temps à aboutir, parce que je pense qu'elles n'apprennent pas grand-chose à n'importe qui aurait passé la majeure partie de sa vie avec des chats (j'ai pas d'exemple en tête là maintenant, mais à chaque fois, je me dis ça... donc ça doit compter pour toutes les dernières études passées dans les médias). Bref, passons...
Citer:
Le chien au Moyen-Age, c'est compliqué et ça dépend du contexte. C'est effectivement un symbole de fidélité, et un auxiliaire quasi indispensable du seigneur partant chasser.
Mais de l'autre côté, on en fait aussi un symbole de luxure (particulièrement la femelle - l'insulte "chienne", bitch chez les anglophones remonte à cette période), de saleté et de maladie (les chiens errants sont nombreux et ils mènent des vies misérables).
Encore une fois, ce n'est pas tout l'un ou tout l'autre comme je le disais. Il y a toujours eu de l'ambivalence dans nos rapports aux animaux.
Le rejet n'exclut pas la fascination et l'attachement, et inversement.
Citer:
Je dis quantitativement, car qualitativement c'est probablement plus compliqué : un porc ou un mouton est probablement mieux traité et abattu dans de meilleurs conditions de nos jours qu'au Moyen-Age.
Mouip, alors aux vues des nombreuses vidéos qui sortent régulièrement, notamment grâce à des assos comme L214, j'ai comme un léger doute. (parce qu'on pense ce qu'on veut de cette asso : les vidéos ne sont pas truquées, ce qui est filmé s'est produit)
Et je ne parle même pas de l'élevage industriel (franchement, quand on voit l'élevage de porcs, je crois pas que les cochons de ce genre de lieux aient une vie meilleure que celle des cochons du Moyen-Âge, ou de cochons de bidonvilles, en fait), ou de l'abattage systématique pour x ou y maladies, où on se permet de massacrer des dizaines de milliers d'animaux pour à peu près rien (enfin si, sauver le système qui a engendré la maladie)... là où au contraire, à certaines époques le manque faisait qu'on ne pouvait pas de se permettre de "gaspiller" des vies aussi facilement...
