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Un jeune homme d’une vingtaine d’années faisant partie d’un groupe cybercriminel néonazi a été mis en examen mercredi et incarcéré pour détention d’images pédopornographiques, actes de cruauté et abus de faiblesse, a-t-on appris du parquet d’Évreux.
Saisi par un service d’enquête de veille internet, le procureur d’Évreux Rémi Coutin a déclaré avoir demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour détention, consultation et diffusion d’images pédopornographiques en bande organisée, sévices, actes de cruauté envers des animaux, et abus de faiblesse de personnes mineures.
Un homme de 55 ans, déjà condamné pour corruption de mineur, a été interpellé à Montbéliard alors qu’il croyait retrouver une adolescente de 14 ans. En réalité, il échangeait depuis plusieurs jours avec un cyber-gendarme en mission. Une patrouille en ligne qui tourne à l’arrestation
Des vidéos « insoutenables »
Interpellé mardi, cet homme « solitaire qui ne travaillait pas » est accusé d’avoir réussi à convaincre une cinquantaine de jeunes filles de se scarifier ou de se mutiler à sa demande, d’après Rémi Coutin.
Contactées sur des sites de jeunes filles suicidaires, il les contraignait par webcam à se planter un couteau dans la cuisse ou dans les seins, à graver son nom sur leur bras ou leur ventre a expliqué le procureur vendredi.
Des « viols sur des bébés. »
Selon le magistrat, plusieurs milliers de fichiers à caractère pédopornographique ont également été retrouvés sur son ordinateur.
Des photos et des vidéos qualifiées « d’insoutenables » par le procureur, parmi lesquelles des « viols sur des bébés », dont « on ne sait pas s’il en a commandité ».
Rémi Coutin a précisé que cet homme fait partie « d’un réseau ‘cybercriminel accélérationniste et sataniste néo-nazi appelé 764’qui a été fondé en janvier 2021 par un Américain », lui-même interpellé par le FBI au début de l’année.
Décapitations d’animaux
Ce groupe cible des mineurs vulnérables sur Internet et les force à s’auto-mutiler ou à produire de la pédopornographie.
Le suspect a reconnu avoir décapité lui-même un certain nombre d’animaux, des chiens, des lapins, dont les photos ont été retrouvées dans son ordinateur.
L’enquête est menée par la police judiciaire de Rouen et l’office central des mineurs de la Direction nationale de la police judiciaire situé à Nanterre a indiqué le parquet.
Inconnu des services de police, il a avoué pendant sa garde à vue des pulsions de viol, torture ou de meurtre.
Un germano-iranien de 20 ans appartenant au même réseau cybercriminel pédophile « 764 » avait été arrêté en juin à Hambourg pour avoir poussé un adolescent américain de 13 ans à se suicider en direct sur internet.
Le fondateur du réseau, Bradley Cadenhead, 20 ans, purge depuis 2021 une peine de 80 ans de prison aux États-Unis pour la création de contenus pédopornographiques et violents.
https://www.charentelibre.fr/societe/justice/des-videos-insoutenables-de-jeunes-filles-forcees-a-se-mutiler-un-cybercriminel-neonazi-incarcere-25631144.phpOk... on vit une époque formidable, décidément...
Notez que moi-même, je ne sais trop que faire de ce genre d'information... On du mal à se rendre compte de l'ampleur du truc. On ne sait pas si ces gens, en majorité (d'ailleurs, combien sont-ils ? Après tout, pénalement, "en bande organisée" ça peut vouloir dire de 2 à.... l'infini...) ne "que" (c'est déjà bien glauque) échanger des vidéos, ou commanditer des actes divers et variés (le mec en question a quand même convaincu une cinquantaine de jeunes filles de s'automutiler, c'est déjà
beaucoup...)... et en vrai, partant de là, de la capacité de nuisances de ce genre de personnages, de la facilité que certaines personnes assez manipulatrices ont pour prendre un pouvoir psychologique sur certains esprits faibles ou fragiles et leur faire faire n'importe quoi... on se dit que même s'ils sont qu'entre 5 et 10 par pays, ils peuvent faire des dégâts...
Et, sans déconner, on peut même en venir à se demander si, eux aussi, ne seraient pas "manipuler"... et, si oui par qui. Ou par quoi.

Edit : Je savais que j'en avais déjà entendu parler... le site Slate en avait déjà parler...
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«No Lives Matter»: le nouveau réseau de criminels ultra violents qui sévit en Occident
Robin Couturier – 15 mars 2025 à 8h55
Né des groupuscules présents en ligne comme 764 ou Com, le mouvement inquiète les autorités. Incitant au meurtre et au chaos, ces néoterroristes opèrent à la fois sur le web et dans le monde réel.
En 2024, Cameron Finnigan, un jeune homme britannique, a été condamné à six ans de prison pour avoir commis des délit relatifs à l'idéologie du groupuscule 764.
En 2024, Cameron Finnigan, un jeune homme britannique, a été condamné à six ans de prison pour avoir commis des délit relatifs à l'idéologie du groupuscule 764.
Derrière le slogan «No Lives Matter» (NLM) se cache une réalité inquiétante: le retour d'une ultraviolence débridée incarnée par d'opaques réseaux de jeunes versant dans la délinquance la plus crasse: pédocriminalité, appels au meurtre, attaques au couteau, etc. Les autorités peinent à contenir ces bandes diffuses, qui sévissent aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord. Panique morale, effet de loupe ou réalité? On tente de faire le point sur ces terroristes d'un nouveau genre. Le magazine américain Wired a enquêté sur le phénomène et rapporte qu'il trouve son origine dans des nébuleuses présentes sur internet et nommées «Com» et «764».
Ces réseaux de «jeunes sadiques, de misanthropes, de prédateurs sexuels et de racketteurs» œuvraient au départ dans le domaine de l'extorsion en ligne, ciblant généralement des enfants, mais leurs activités ont muté pour déborder dans le monde réel. Fusillades dans des écoles, meurtres à gage, attentats à la bombe: de nombreuses actions de ce genre peuvent être aujourd'hui imputées à cette organisation informe qui porte le nom de «No Lives Matter» (NLM) –en opposition au mouvement antiraciste Black Lives Matter (BLM). Le manifeste du groupe donne le ton: NLM «idolâtre la mort» et «cherche à purifier l'humanité tout entière par des attaques incessantes».
Une affaire illustre bien la diversité des types de violences qui émanent de ce réseau. Cameron Finnigan, un Britannique de 19 ans, a été arrêté en mars 2024 et condamné à six ans de prison pour avoir commis des délits relevant de la philosophie de 764. Le jeune homme avait notamment incité une jeune femme à diffuser publiquement sa tentative de suicide. Il détenait également un «manuel du meurtre» rédigé par un autre adepte de No Lives Matter et visant à donner des instructions pour mener à bien des attentats. En substance, les membres de NLM sont fascinés par la violence sous toutes ses formes et cherchent à la diffuser et à l'imposer.
Une organisation insaisissable
«Nous avons vu beaucoup de mouvements et d'idéologies hybrides, de nouvelles tendances que nous ne pouvons pas classer dans les catégories traditionnelles», explique Bàrbara Molas, analyste spécialisée dans l'extrémisme d'ultradroite et témoin en tant qu'experte dans l'affaire de Cameron Finnigan. Elle décrypte cette mouvance qui se développerait aujourd'hui et regrouperait plusieurs idéologies, parmi lesquelles le néonazisme, le satanisme, le néo-luddisme, etc.
Cela étant, la spécialiste explique que le racisme a toujours été à la base du mouvement, même lorsque ses actions étaient majoritairement cyber: «Lorsque 764 n'était mêlé qu'au contenu d'abus sexuels sur mineurs, ses cibles étaient généralement les femmes, mais plus particulièrement celles issues de groupes sociaux défavorisés, perçues comme le point faible de la société.»
Cette transition vers des actions de plus en plus violentes inquiète, tant chez les experts que chez les responsables politiques. Le ministère de la Justice des États-Unis, par exemple, a classé Com et 764 au rang des groupes terroristes de niveau 1, soit le plus haut qui soit, attribué aux organisations qui menacent la sécurité nationale et économique du pays.
Le magazine Wired parle d'«une vague d'inquiétudes de la part des analystes quant aux dommages causés par le groupe aux jeunes victimes […] et aux appels croissants à la violence physique qui incarnent la philosophie No Lives Matter». D'autant plus que la lutte contre l'organisation s'avère très difficile: elle ne prend pas la forme d'une structure terroriste «habituelle», cherchant plutôt à inspirer par ses préceptes des «loups solitaires».
«Nous souhaitons sensibiliser le public à l'existence de Com et 764», a déclaré la commissaire principale Claire Finlay, responsable de la police antiterroriste du Sud-Est du Royaume-Uni, sollicitée en janvier pour s'exprimer sur le cas de Cameron Finnigan. La policière britannique appelle à se mobiliser d'urgence contre le mouvement. «La menace qu'ils représentent, non seulement au Royaume-Uni, mais à l'échelle mondiale, est immense», alerte-t-elle.
https://www.slate.fr/monde/no-lives-matter-nouveau-reseau-criminels-ultra-violents-europe-amerique-ideologie-menace-terrorisme-attentats-mouvement-groupuscules-764-com-internet-nlm