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MessagePublié: 04 Juin 2026, 09:58 
Lueur dans la nuit
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https://www.leparisien.fr/var-83/ils-etaient-ma-famille-une-femme-loue-son-logement-en-airbnb-ses-trois-chats-sont-demembres-et-jetes-au-feu-03-06-2026-RKBI4GGEHNDEPECK2C443OL5TE.php

C'est juste horrible en fait...

Mais j'avoue que jamais, au grand jamais de la vie, je n'aurai laissé mon chat seul avec des inconnus au facilement... C'est déjà une cause de stress pour le chat (autant mon chat aime sincèrement certains humains qu'il connait bien, comme mon frère et mes parents, autant des inconnus il se sentira menacé, au moins au début), car en réalité les chats sont réellement attachés à leur humain et rares sont les chats qui sont vraiment désinhibés et confiant avec tout le monde (même si ça dépend des tempéraments), et je n'aurai franchement pas confiance.

Ce genre d'anecdote me conforte dans cette idée... Et d'ailleurs, qui laisserait garder son môme par le premier venu croisé par hasard dans la rue ou sur un réseau social ? Il faut être totalement inconscient... :crazy:

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Même si on ne nous laisse qu'une ruelle exiguë à arpenter, au-dessus d'elle il y aura toujours le ciel tout entier.
Etty Hillesum, Une vie bouleversée


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MessagePublié: 04 Juin 2026, 20:17 
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Localisation: Au fond à gauche (et derrière Pochel, ça semble plus sûr)
C'est évidemment à vomir.
Et je crois qu'on devrait tou-te-s s'inquiéter de savoir qu'un tel taré est en ce moment-même en train de gambader dans l'espace public... :?

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Titulaire d'un doctorat en fantomologie à Paranormal Sup


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MessagePublié: 04 Juin 2026, 22:07 
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En effet...

Et je ne vais pas ressortir tous les articles concernant la maltraitance animale actuellement (il y a des périodes comme ça, mais je trouve qu'il y en a pas mal...), mais le pire, c'est que le "taré" est loin d'être seul... :?


Alors, je suis certes sensible à la question, mais j'ai toujours pensé que les maltraitances animales étaient une forme de "partie émergée" de l'iceberg sordide de la violence tout court. Que finalement, quand on est un être humain qui ne sait plus gérer sa rage/son aigreur, et bien s'en prendre à un animal, finalement, c'était presque sans risque. Mais au fond, les violences ont toutes la même source primaire, qu'elles soient contre les femmes, les enfants, les animaux... Les gens qui font ça sont, structurellement, semblables. Et qu'il y a comme des "digues" mentales qui ont sauté...

D'ailleurs, on sait, par exemple, que quand il y a un animal maltraité dans une famille, il y a de fortes chances pour que les enfants le soient et/ou la femme (statistiquement parlant).
Donc, je pense que ces faits ne sont pas juste une question de "rubrique des chiens écrasés" (comme on le lit trop souvent encore). Ils disent quelque chose de notre société, et de l'état des êtres humains qui s'y trouvent, et quelque chose d'important...

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MessagePublié: 08 Juin 2026, 09:01 
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https://www.youtube.com/watch?v=CQzPhylldbI



ça fait le buzz en ce moment, alors je poste ça là aussi...

Personnellement, je me mets à la place du maître du chien, et franchement ça doit être horrible comme situation... :cry:
Après, je lis dans les commentaires des trucs du genre "oui mais nous on mange bien des vaches"... alors certes, mais déjà c'était sans doute plus que l'animal de compagnie de quelqu'un, c'était aussi l'ami de cette personne, donc émotionnellement, c'est déjà différent.
Ensuite, pour ma part, je pense que moins on mangera de viande en général, et moins d'espèces animales tout court, mieux ça sera de toute façon.

J'attends par exemple avec impatience le jour où manger du cheval sera juste interdit, et que le cheval aura un statut d'animal de compagnie (et non plus animal de "rente". De toute façon, faut jamais avoir eu de chevaux pour croire qu'un cheval fait gagner plus d'argent qu'il n'en coûte... :mrgreen: ).

Donc, s'il y a quelque chose à tirer de cette histoire, c'est que peut-être ça va relancer le débat sur la consommation de chiens en Chine, consommation à laquelle les jeunes générations éduquées renoncent de toute façon.

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MessagePublié: 08 Juin 2026, 09:27 
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Heu... Pardon, Chimère, mais d'après tes commentaires, je crois qu'il vaut mieux que je ne clique pas sur le lien vidéo... :shifty:


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MessagePublié: 08 Juin 2026, 09:49 
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Il n'y a pas d'images violentes sur la vidéo, elle expose simplement l'histoire qui fait le tour des médias sociaux en Chine actuellement : à savoir l'histoire d'un chien star des réseaux, qui a été kidnappé pour être manger pendant que son maître était à l'étranger... Et le combat de ce dernier pour faire condamner les kidnappeurs. (le chien étant considéré comme un "bien" en Chine, cela donne souvent lieu à des procédure de compensation amiable, ce dont le maître ne veut pas entendre parler. Comme le chien était célèbre, les autorités ont considéré que sa "valeur marchande" pouvait donner lieu à des poursuites pénales... c'est certes injustes pour des chiens "lambda" mais encore une fois, la célébrité du chien pourra contribuer à faire évoluer les mentalités...)

Ce qui relance le débat sur la consommation de viande de chien dans le pays, à savoir qu'elle n'a pas été interdite de manière générale, mais l'est dans plusieurs villes/provinces, et décline fortement chez les jeunes générations, de plus en plus éduquées et occidentalisées.

Au final, je me dis que même si cette histoire est horrible, qu'elle choque, y compris en Chine peut être vu comme une évolution dans le bon sens. Un peu comme les jeunes générations qui désertent les arènes de corrida en France... Il y a toujours des irréductibles, mais ils seront de moins en moins nombreux...

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MessagePublié: 12 Juin 2026, 07:58 
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Que faire des chiens mordeurs ?

Doit-on faire le procès des chiens mordeurs ? Après la mort d’Elisa Pilarski, tuée par de multiples morsures d’un chien, le débat s’enlise. Euthanasie, placement en sanctuaire... Les divergences en disent long sur nos rapports aux animaux.

Que faire des chiens mordeurs ? Cette question, lancinante, revient d’actualité jeudi 11 juin. Le tribunal de Soissons (Aisne) doit rendre sa décision concernant Christophe Ellul, jugé pour l’homicide involontaire de sa compagne Elisa Pilarski. Cette dernière, enceinte de six mois, avait été découverte le 16 novembre 2019 en forêt de Retz, morte et couverte de morsures après être allée promener Curtis, un des chiens du prévenu. Le 5 mars, la procureure de la République de Soissons a requis quatre ans de prison avec sursis pour le propriétaire de l’animal et l’euthanasie du molosse, à qui les morsures ont été attribuées.

Au moins quatre pétitions [1] réclamant que Curtis soit épargné ont été lancées. La plus populaire rassemblait près de 80 000 signatures le 9 juin. Par ailleurs, deux associations de protection animale s’étaient portées parties civiles au procès : Les Amis de Sam et Une niche pour tous. La première a réclamé une évaluation comportementale de Curtis et sa prise en charge par le refuge de l’association Agir pour la vie animale (AVA), spécialisée dans l’accueil des chiens ayant mordu.

Cette affaire a été extrêmement médiatisée, notamment en raison des doutes qui ont un temps entouré les circonstances de la mort de la jeune femme : une meute accompagnant une chasse à courre était également présente en forêt de Retz ce jour-là. Elle n’a malheureusement rien d’exceptionnel, même s’il n’existe pas de statistique nationale consolidée sur les accidents de morsure. 33 personnes sont mortes suite à des attaques de chien en vingt ans, selon une étude de 2011 de l’Institut de veille sanitaire. Les deux tiers étaient des enfants de moins de 15 ans.

Au-delà de ces décès, le problème des morsures est massif, lié au nombre très important de chiens de compagnie dans notre pays — 9,6 millions en 2025. 10 825 chiens mordeurs ont été mis sous surveillance vétérinaire entre octobre 2006 et septembre 2007. Une question parlementaire de 2024 avance le chiffre de 250 000 personnes mordues chaque année.

Une rapide recherche dans la presse quotidienne régionale en ligne montre qu’en mai 2026, une fillette de 5 ans et deux adultes ont été mordus et griffés par un chien à Juvigné (Mayenne) ; un nourrisson de 28 jours a très grièvement été blessé à la tête à Eppeville (Somme) ; et une septuagénaire a été mordue à mort par ses chiens à Tranger (Indre).

Des cochons en procès
Il n’existe pas de statistique sur le nombre de chiens euthanasiés chaque année pour avoir mordu quelqu’un. Mais cette pratique et les réactions d’approbation ou de rejet qu’elle suscite en dit long sur l’évolution de nos rapports à nos compagnons non humains.

Au Moyen Âge, des procédures judiciaires étaient intentées contre des animaux — principalement des cochons ayant tué ou mutilé des enfants, plus rarement des chiens —, avec des peines allant de l’amende à l’exécution. Ces procès ont progressivement disparu au siècle des Lumières, au fur et à mesure que s’opère une distinction plus nette entre responsabilité humaine et comportement animal. À partir de la Révolution française et de la codification napoléonienne, l’idée même qu’un animal peut être un sujet pénal disparaît du droit.

« Le chien était peut-être abattu d’un coup de carabine »
Après, c’est le grand flou. Le sociologue et maître-chien Christophe Blanchard a réalisé une revue de presse des accidents de morsure dans les années 1940-1950. « On ne savait même pas ce que devenait le chien. Il était peut-être abattu d’un coup de carabine », suppose-t-il. « Quand un chien mordait, et a fortiori mordait à répétition, il était souvent attaché, parfois à une longue chaîne, comme on pouvait le voir dans certaines fermes », complète le vétérinaire comportementaliste Thierry Bedossa.

Des « races dangereuses »
Le sujet arrive sur le devant de la scène dans les années 1990, avec l’introduction dans les quartiers populaires franciliens des staffordshire terriers et de leurs dérivés, les american staff. Alors ultraminoritaires — la SPA a indiqué n’avoir récupéré que 145 de ces « pitbulls » en 1997, une goutte d’eau sur les 40 000 chiens recueillis cette année-là —, ils n’en deviennent pas moins le centre d’une psychose politicomédiatique dans le sillage de la montée des discours sur l’insécurité et la « crise des banlieues ». Apparaissent alors, en Seine-Saint-Denis et à Lyon en 1997, les premières décisions préfectorales d’euthanasier les chiens mordeurs.

Cette séquence aboutit en 1999 à l’adoption d’une loi qui définit des catégories de chiens dangereux, assortit ces dernières d’une série d’obligations pour les propriétaires (déclaration, assurance, tenue en laisse) et surtout renforce les pouvoirs des maires, en leur donnant la possibilité, dans certains cas, de faire euthanasier un animal considéré comme ingérable.

En 2007, plusieurs attaques mortelles très médiatisées — un bébé de 18 mois à Épernay (Marne), une fillette de 10 ans à Auteuil (Oise), un bébé de 19 mois à Bobigny (Seine-Saint-Denis) — conduit le gouvernement Fillon à renforcer le dispositif existant par une nouvelle loi, qui rend obligatoire l’évaluation comportementale des chiens catégorisés et de ceux ayant déjà mordu une personne, estimant le niveau de dangerosité de l’animal sur une échelle de 1 à 4. Cette loi instaure aussi la déclaration obligatoire des morsures de chien à la mairie.

Éducation et maltraitance
Voilà pour le côté justice administrative. Côté justice pénale comme dans le cas d’Elisa Pilarski, « Curtis est un scellé, comme le serait une arme, explique Me Sophia Albert-Salmeron, avocate de l’association Les Amis de Sam. Il est sous la main de la justice tant que la décision ne sera pas rendue ».

L’euthanasie peut ensuite être requise par le procureur de la République ou décidée par le juge pour « protéger la société — ce qui est le rôle premier du procureur », insiste Me Xavier Terquem-Adoue, avocat de la famille d’Elisa Pilarski.

Contrairement aux procès du Moyen Âge, qui reconnaissent les animaux comme sujets de droit, ce jugement n’a alors rien à voir avec la reconnaissance d’une quelconque responsabilité du chien au sens pénal du terme. « Le chien, le pauvre, n’y peut rien : il est victime de l’éducation que lui a donnée son maître, précise bien Me Terquem-Adoue. Mais le résultat, c’est qu’il est extrêmement dangereux. »

« Le chien, le pauvre, n’y peut rien : il est victime de l’éducation que lui a donnée son maître »
Mais avec l’évolution du regard sur les animaux de compagnie, ce genre de décision ne passe plus toujours. Avant Curtis, plusieurs chiens mordeurs avaient fait l’objet de pétitions réclamant leur grâce.

En 2017, Cyra, une femelle berger allemand de 4 ans ayant mordu à mort sa maîtresse qui la battait, a échappé à la piqûre fatale après qu’une pétition a récolté plus de 87 000 signatures. Idem pour Aslan, un malinois croisé avec un berger allemand de 11 mois, dont le sort a ému quelque 50 000 personnes, qui vient d’obtenir le sursis d’une nouvelle évaluation comportementale. En 2023, c’est toute une partie d’un village de Bretagne qui a pris le parti d’un american staff ayant mordu un octogénaire. La mobilisation ne marche toutefois pas à tous les coups : en 2025, Smoke, un berger hollandais a été euthanasié, malgré ses 77 000 soutiens.

De plus en plus, des voix s’élèvent pour contester la notion de races dangereuses, et expliquent les morsures par une mauvaise éducation, des maltraitances et/ou un contexte inadapté. « Parmi les premiers chiens mordeurs en France, il y a les labradors, rappelle Christophe Blanchard. Tout simplement parce qu’il y en a énormément et que leur bonne réputation fait que les propriétaires sont moins attentifs. » L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) elle-même affirme que « la race ne suffit pas pour prédire et prévenir le risque de morsure ».

L’option sanctuaire
Enfin, plusieurs associations défendent des alternatives à l’euthanasie pour les chiens les plus difficiles, comme le placement en sanctuaire. C’est le cas d’Agir pour la vie animale, qui dispose d’un grand refuge à Cuy-Saint-Fiacre, en Seine-Maritime. Tout y est aménagé pour que les canidés au parcours compliqué puissent finir leurs jours en paix : grands enclos extérieurs sécurisés, clôtures de 2 mètres de haut enterrées dans le sol et dotées d’un « retour antisauteur », « trappes à muselière » permettant d’apprendre au chien à mettre une muselière en passant sa tête à travers sans être au contact direct du soigneur.

« Nous laissons les animaux être ce qu’ils sont, sans essayer de les changer. En revanche, nos soigneurs créent un lien avec eux en gagnant leur confiance petit à petit, explique Élisa Gorins, directrice générale de l’association. Certains chiens ne sont pas faits pour vivre comme chiens de compagnie, et c’est OK. »

Reste à changer fondamentalement les pratiques pour une meilleure prise en charge globale de ces chiens. « Tout cela montre l’immaturité de notre société — aussi bien de certains propriétaires qui considèrent les chiens comme des biens de consommation, que certains politiques — à l’égard des animaux de compagnie. Et au bout de la chaîne, on se retrouve avec des procès dramatiquement médiatisés, soupire Christophe Blanchard. On va probablement tuer Curtis, ça va rassurer la famille, irriter les défenseurs des droits des animaux, mais qu’est-ce qui va changer dans la bonne gestion des chiens dans ce pays ? Rien, et dans deux ans, il y aura peut-être un accident similaire. »

Pour le sociologue, la première urgence est de se doter d’un observatoire des morsures pour « disposer d’une véritable visibilité sur ces incidents et accidents, qui ne sont pas mineurs ».


https://reporterre.net/Euthanasies-places-en-sanctuaire-Le-sort-des-chiens-mordeurs-en-debat



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Prison avec sursis, euthanasie pour Curtis... Les leçons après le procès de l’affaire Pilarski
Le 16 novembre 2019, Christophe Ellul découvrait, dans une forêt près de Soissons, le corps sans vie de sa compagne, âgée de 29 ans, déchiqueté par des morsures canines.
Nathalie Lamoureux
Journaliste

Publié le 12/06/2026 à 07h56,
Sous un ciel nuageux, traversé de quelques percées lumineuses, une poignée de personnes a pris position devant le tribunal correctionnel de Soissons. Des femmes, pour la plupart, venues de la région. Elles ne sont pas là pour soutenir un homme poursuivi par la justice. Elles sont venues, à titre personnel, pour un chien. Pour Curtis. Un chien enfermé depuis plus de six ans dans un box, dont le sort va se jouer dans quelques heures.

L’une d’elles brandit une pancarte de fortune, écrite au feutre vert sur une feuille blanche quadrillée. Une supplique adressée aux magistrats : « Libérez Curtis. C’est trop facile de l’accuser. » Elle s’étonne d’apprendre que le procès s’est tenu trois mois plus tôt, en mars. « Ah bon ? » souffle-t-elle. Elle explique suivre l’affaire à travers ce qu’elle voit passer sur les réseaux sociaux. « Pour moi, c’est une grosse injustice. »

Anne-Marie, lunettes fines et cheveux noués en arrière, prend la parole. « S’ils ne veulent pas le libérer, ils vont l’assassiner sans savoir si c’est vraiment lui. Les humains qui violent ou qui tuent, on ne les exécute pas. Pourquoi ferait-on ça à un chien ? » À ses côtés, Patricia, regard doux, cherche ses mots. « On rééduque des pédophiles qui ont fait des choses horribles. Pourquoi ne pourrait-on pas essayer avec Curtis ? Ce sera long, compliqué, mais il faut lui donner une chance ».


Le corps de sa compagne gisant sur les feuilles mortes
Quand la salle d’audience s’ouvre à 14 heures, Christophe Ellul apparaît, comme aux précédentes audiences, tout de noir vêtu. Le corps droit, la nuque raide. En apparence, rien ne déborde. Mais intérieurement, l’homme est dévasté. Et aussitôt, on repense à ce 16 novembre 2019. À Élisa Pilarski, 29 ans, enceinte de six mois, partie dans les sous-bois de la forêt de Retz.

Elle porte son ventre rond, son petit Enzo doit naître au printemps. Elle tient en laisse Curtis, le chien de son compagnon, un pitbull de catégorie 1 importé illégalement, longtemps présenté comme un simple croisement inoffensif.

Elle marche. Elle rit peut-être. Puis, vers 13 h 16 et 13 h 19, elle appelle Christophe Ellul. Deux appels. Des cris de douleur. Des hurlements. Puis le silence. Quand Christophe Ellul arrive, plus d’une heure plus tard, il découvre le corps de sa compagne gisant sur les feuilles mortes. À ses côtés, Curtis attend. Le chien que, peu à peu, tout va désigner.

Des marques d’une extrême violence
On repense aussi au procès qui s’est tenu en mars dernier, ici même, à Soissons. Au deuxième jour de l’audience, après des heures de questions, sous le poids des interrogatoires et des expertises, Christophe Ellul semblait avoir craqué, après s’être arc-bouté sur la responsabilité des chiens de la Société de vénerie qui organisait au même moment une chasse à courre à proximité.

Il a fini par reconnaître que « ça ne peut être que Curtis ». Puis le doute est revenu aussitôt, presque comme un réflexe de survie : « Cinquante-six morsures, pour un seul chien, est-ce que ça ne fait pas beaucoup ? »

Pour les experts, ces marques d’une extrême violence, racontaient l’acharnement prolongé d’un seul animal. Pour la défense, critiquant certains aspects de la méthodologie des expertises vétérinaires et médico-légales, elles laissaient planer le doute d’une scène plus complexe, suggérant l’intervention de plusieurs chiens. L’avocat de la famille avait dénoncé les manipulations. La procureure avait écarté toute autre piste. Curtis était seul avec Elisa.

Curtis, un « scellé vivant »
À l’issue du procès, le ministère public avait requis quatre ans de prison avec sursis contre Christophe Ellul pour homicide involontaire. Ce jeudi 11 juin, le tribunal a suivi ces réquisitions. Les magistrats ont également ordonné l’euthanasie de Curtis, considéré comme un « scellé vivant ».


Curtis a été traité dans la procédure comme l’instrument des faits, un peu comme une arme. Mais à la différence d’une arme, ce n’est pas un objet, c’est un animal vivant. Le tribunal aurait pu tenir compte de sa nature d’être vivant et décider, par exemple, d’ordonner une expertise comportementale avant de trancher.

Entre la douleur d’une famille brisée, le destin d’un chien devenu symbole, et la responsabilité d’un homme qui n’a pas su, ou pas voulu, voir le danger qu’il avait introduit dans sa vie, il a choisi de rester sur une approche purement pénale et demander sa destruction.

« C’est un chien dangereux, hors de contrôle, à l’origine de morsures mortelles. Le risque de réitération est avéré. Une autre décision reviendrait à nier ce dont il est capable de faire. Sa confiscation à une fondation ou à une association est impossible », a rappelé la présidente du tribunal.

Le chien, au centre de débats passionnés
Cette décision tombe alors même que, depuis l’annonce des réquisitions d’euthanasie, une mobilisation en ligne réclamant que Curtis soit épargné, avait trouvé un écho certain.

Une pétition lancée par le collectif « Grâce pour Curtis » a recueilli plus de 80 000 signatures. Une autre, intitulée « Pour que Curtis puisse vivre », en a rassemblé un peu plus de 30 000.

Sur les réseaux sociaux, le sort du chien est devenu l’objet de débats passionnés. D’un côté, des voix plaident pour la vie de l’animal. « Pourquoi ne pas tenter une communication animale avec le chien pour essayer de savoir ce qui s’est réellement passé ?, écrit Elizabeth. Je pense que Curtis peut être repris dans une autre éducation, dans la douceur, avec des personnes compétentes, confiantes et patientes. »

Mais face à cette clémence, la colère brûle. « C’est une blague j’espère ? » réagit Jérôme. « On marche sur la tête ! », s’emporte Daniel, rappelant que l’animal a déjà attaqué ses gardiens en refuge. La mémoire d’Élisa est brandie comme un rempart contre l’indécence. « Une femme a été tuée... et seul le chien reçoit de la compassion. »

Carine va droit au but : « Je ne comprends même pas que ce chien soit encore vivant ! » Pour Quentin il faut « lâcher l’affaire » et abréger son calvaire : « Il a mal été éduqué, il est très dangereux. Autant en finir. »

Des associations engagées pour éviter l’euthanasie
Dans ce tumulte, plusieurs associations de protection animale avaient tenté d’offrir une autre issue. Partie civile au procès, Les Amis de Sam s’étaient proposés pour accueillir Curtis afin de lui éviter l’euthanasie. Même position du côté de l’association Agir pour la vie animale, fondée par le vétérinaire comportementaliste Thierry Bedossa, qui s’est personnellement proposé de prendre le chien en charge dans son refuge sanctuaire sécurisé.

L’idée : lui offrir un vaste enclos, d’au moins 100 mètres carrés, et des conditions de vie compatibles avec les besoins d’un chien. « Ce qui nous importe avant tout, c’est sa qualité de vie au quotidien, explique Thierry Bedossa au Point. Dans notre refuge, les chiens les plus difficiles finissent par créer un lien avec leurs soigneuses, avant tout des femmes. Elles arrivent à toutes les tirer d’affaire. J’en suis vraiment impressionné. »

« Une décision particulièrement claire »
En face, les acteurs de la chasse à courre, injustement mis en cause, ont accueilli la décision comme une forme de réparation. Guillaume Demarcq, avocat de la Société de vénerie, estime qu’il s’agit « d’une décision particulièrement claire. La présidente du tribunal a motivé sa décision pendant une demi-heure. Elle a rappelé que Curtis était le seul responsable du décès d’Élisa Pilarski et que Christophe Ellul ne pouvait pas ignorer la dangerosité de son chien, ce qui explique sa condamnation. »

Pour l’avocat, ce jugement était particulièrement attendu par le monde de la vénerie, longtemps mis en cause dans ce dossier. « C’était important pour le monde de la vénerie que cette décision soit rendue. Pendant toutes ces années, Christophe Ellul n’a cessé de mentir. Il savait pertinemment ce qui s’était passé, et le tribunal l’a rappelé : il a délibérément orienté les investigations vers la chasse à courre. »

« Un homme abasourdi »
Du côté de la défense, le ton est tout autre. Me Alexandre Novion, avocat de Christophe Ellul, insiste d’abord sur le choc humain que représente cette décision pour son client.

« C’est extrêmement compliqué pour lui, parce que cette décision signifie, au fond, qu’il est désigné comme celui qui a causé, même involontairement, la mort de la femme qu’il aimait et de son enfant. Alors comment va-t-il l’accepter ? Comment va-t-il le vivre ? Comment va-t-il le digérer ? C’est, de son point de vue, une question immense. »

L’avocat décrit « un homme abasourdi », encore incapable de prendre du recul. « Il a besoin de reprendre ses esprits. C’est un véritable ascenseur émotionnel. Il faut lui laisser le temps de relire la décision, de l’assimiler, de se ressaisir. Il ne faut pas oublier une chose : ce qui lui est reproché repose sur le pouvoir souverain d’appréciation des juges. C’est du sursis, certes. Mais derrière, il y a aussi la question des indemnités (pas moins de 150 000 euros). Christophe Ellul n’est pas un homme fortuné. Moi, je le défends aussi au nom de la défense des humbles. Cela mérite réflexion. » Il n’est pas exclu que la défense fasse appel. L’histoire de cette tragédie pourrait donc ne pas être tout à fait refermée.


https://www.lepoint.fr/societe/affaire-pilarski-christophe-ellul-condamne-a-4-ans-de-prison-avec-sursis-son-chien-curtis-sera-MK2X3TFCS5GBNMF3IM3B35CIGA/


Deux articles qui reviennent sur l'affaire Curtis (puisque le tribunal a rendu son verdict hier), et plus largement sur la problématique des chiens mordeurs...
Pour ma part, je trouve assez... hallucinant qu'un tribunal considère judiciairement un chien "responsable" de quelque chose, et son maître, celui qui finalement en fait le chien qu'il est (très clairement, la manière dont Christophe Ellul choisissait, élevait et dressait ses chiens ne pouvait QUE se terminer par ce qu'au moins un de ses chiens deviennent "mordeurs") ne soit finalement que considéré comme un responsable "involontaire"... genre il a pas fait exprès.
C'est un peu comme laisser un gamin de 5 ans jouer avec son arme chargée, l'enfant se tue ou tue quelqu'un, et le père propriétaire de l'arme ben... c'est limite pas sa faute. :?

C'est trop facile... je rappelle que les chiens d'Ellul n'étaient sortis de leurs kennels (de cages quoi) quasi exclusivement pour leurs "entraînements", des entraînements au mordant, et d'autres exercices de forces violents, et sachant qu'Ellul n'avait pas une once a priori de psychologie canine, je pense qu'il devait passer son temps à leur hurler dessus (si ce n'est pas pire). Elisa s'était elle-même alarmée de la situation et avait pris l'initiative de sortir les chiens en forêt (et c'est d'ailleurs cette compassion qui lui a coûter la vie, malheureusement... :cry: ).
Et Ellul dira lui-même que c'était la performance et la compétition qui l'intéressait, et qu'il n'aimait pas particulièrement les chiens en soit... ça veut tout dire sur le personnage...

Et le pire, c'est que dans ce type de "milieu" et type de dressage, je suis persuadée que ce n'est pas si rare (disons, si se sont des abrutis qui le pratiquent, je ne connais pas suffisamment les sports canins pour jeter la pierre à tout le monde)... En fait, pour - soi-disant- avoir des chiens performent sur les obstacles ou au mordant, ils veulent préserver "l'explosivité" et l'énergie des chiens. Il leur faut que les chiens soient remontés comme des piles électriques, surexcités... Sauf qu'au final, ça donne des chiens incapables de gérer leurs émotions, mal sociabilisés, mal dans leurs peaux bref tout ce que vous voulez...
Donc voilà, ne pas reconnaître que ce type de "dressage" y est pour quelque chose dans le fait d'avoir rendu Curtis "mordeur", et donc que le maître qui a pratiqué ce dressage sur le chien n'est pas directement responsable de la mort de sa femme, c'est un premier souci pour moi...
(parce que pour moi, le dressage/la non-éducation est directement la source des morsures : je pense, je ne peux en être sûre à 100% mais pour moi c'est totalement logique, que Curtis s'est excité à la vue de la meute de chiens de chasse, incapable de gérer cette excitation puisque finalement il n'avait pas reçu l'éducation qui lui aurait permis de le faire, Elisa a dû vouloir le calmer, peut-être l'empêcher d'aller attaquer les chiens de chasse, et c'est malheureusement sur elle que le chien a tourné sa violence... C'est ce qu'on appelle de "l'agressivité redirigée" ça arrive, même sur des chiens bien éduqués d'ailleurs, et c'est pour ça qu'il faut faire très attention quand on veut intervenir dans une bagarre de chiens - ou même de chats, d'ailleurs -, parce que dans l'énervement du moment, ils peuvent ne plus bien savoir ce qu'ils font et vous mordre, même s'ils ne mordraient pas en temps normal).

Bref que l'institution judiciaire ne se dote pas d'une forme d'expertise, alors qu'elle le fait en long en large et en travers sur la psychologie de n'importe quel prévenu, ça me désespère...
ça n'aurait peut-être pas sauvé le chien, mais ça aurait vraiment éclairé les débats, et la vérité des faits, et ça aurait, peut-être aussi, évité de voir toujours les mêmes imbécilités de café du commerce répétée ad nauseam dans les médias, ou les débats de plateaux...

Que chaque fois qu'il y a une affaire de chiens mordeurs, on ne demande pas l'expertise de vétérinaires comportementalistes, éducateurs, éthologue ça me semble mais tellement surréaliste... Par contre, les pseudo-experts de je sais pas quoi ou un député qui va venir réclamer une nouvelle Loi sur les "chiens dangereux" blabla alors eux, on y coupe pas... :|

Parce que je me dis qu'on ne fait même pas l'effort d'essayer de comprendre mieux celui qui est censé être "notre meilleur ami"... la première espèce que l'on a domestiqué, celui sans qui, sans doute, l'espèce humaine n'aurait pas évolué de la même façon, et ne serait pas là où elle en est maintenant, celui que l'on a utilisé à faire à peu près tout est n'importe quoi, et à qui on a fait à peut près tout et n'importe quoi, on continue de le traiter comme s'il était simplement une "chose" malléable à notre bon vouloir...
S'il n'est pas comme "on voudrait qu'il soit" (mais plus justement, si on a été tellement mauvais qu'on en a fait un "jouet cassé"), on se dit que le plus simple c'est encore de le tuer... après tout on s'en fout, ce n'est qu'un chien...
Je trouve ça d'une injustice et d'une tristesse...
Heureusement qu'il y a des gens comme le docteur Thierry Bedossa qui essaye de faire changer le logiciel... son centre AVA est une initiative plus que louable et devrait être la norme. Parce que c'est ce qui est juste et éthique.
Ce n'est d'ailleurs pas une question d'être antispéciste ou autre non : c'est parce que c'est le choix juste et éthique, et que, compte tenu de ce que j'ai dit plus haut, on le doit aux chiens. C'est la rançon de notre dette et de notre responsabilité envers eux...

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Etty Hillesum, Une vie bouleversée


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MessagePublié: 12 Juin 2026, 10:51 
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Tout ceci est désolant et enrageant.
Je serais personnellement assez favorable à l'euthanasie des imbéciles...

J'ai longtemps marché dans la légende de 'les pitbulls sont des chiens dangereux' jusqu'à ce que je tombe sur les vidéos de "Hope for Paws", une association de secours aux animaux en détresse à Los Angeles. Bien sûr, les imbéciles étant ce qu'ils sont, il y a pas mal de pitbulls qui se retrouvent abandonnés et ont besoin d'être secourus... et HFP y va à chaque fois sans hésiter. Voici un exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=LX0lzrIn5v8&list=PLj_V5USE2W-Dh8UIGCmvX7PYHCEcx5f3g&index=14
(Ames sensibles : attention, ça finit mal...)
Et un autre :

https://www.youtube.com/watch?v=n37Q5RoaNn8&list=PLj_V5USE2W-Dh8UIGCmvX7PYHCEcx5f3g&index=2
(le chien a été blessé par des gosses qui lui ont jeté des cailloux... Les féroces ne sont pas ceux qu'on pense...!)

Les commentaires sont en anglais mais écrits, et la plupart du temps les images parlent d'elles-mêmes...!
Il y a 36 autres vidéos dans la playlist 'Pitbull rescues', et aucune ne montre un pitbull agressif.
CQFD.


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MessagePublié: 12 Juin 2026, 11:26 
Lueur dans la nuit
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En soit, il n'y pas de races "dangereuses" et pas nécessairement plus "mordeuses" humains que d'autres... Il y a, par contre, des races sélectionnées par l'humain pour un certain usage (la défense, la chasse etc...) et cette sélection va forcément mettre en avant des caractéristiques différentes, que ces caractéristiques soient dans le physique des chiens ou le comportement/tendance de caractère...
ça n'a pas en soit de lien avec la dangerosité potentielle du chien, c'est juste que certaines races auront certains patterns comportementaux facilités, si on veut... Mais ce n'est pas un déterminisme non plus, chaque chien est différent, a une histoire différente etc...

Et forcément, suivants les lignées, les choix de reproduction des éleveurs, ces caractéristiques font être intensifiées. Quand elles sont poussées à leur maximum, on parlera d'hypertype, qui peut être physique (comme on le voit avec les carlins et les bulldogs par exemple, et cela conduit à faire des naître des chiens littéralement handicapés dès leur naissance, ce qui est une aberration la plus totale), ou comportemental (on a ça avec les malinois, parce qu'on a exacerbé des caractéristiques utiles pour un chien de travail - haute énergie, besoin de toujours faire des choses - sauf que ça valait aussi pour des chiens de compagnie... résultat : les refuges sont blindés de malinois... Qui sont des supers chiens, mais pas pour tout le monde...).

Du coup, je pense que le principal souci des pitt/staffs c'est qu'effectivement, la sélection a pu joué dans certains cas... Ce sont des terriers, et qui dit terriers dit chien énergiques, têtus, ne lâchant jamais rien, bref des mini-bulldozers... ça n'empêche pas qu'ils sont généralement de super chiens de famille, jamais fatigués par les jeux des enfants, proche de leur humain, courageux pour la garde etc...

Mais, et c'est le cas de Curtis je pense, si certaines lignées ont été sélectionnées pour avoir des chiens qui montent vite en excitation (pour les besoins d'une discipline sportive etc), ben c'est sûr que si l'éducation ne suit pas, et surtout si le chien est maintenu enfermé 22h/24h, avec uniquement des périodes de très fortes excitations en dehors de sa cage, aucune phase "calme" avec l'humain, pas de sortie, de jeux tranquilles, de câlins etc... ben oui, c'est comme un ressort que vous pressurisez au maximum, au moment où ça lâche, ça lâche... Ce chien a très probablement été maltraité, au sens propre, et le résultat de ce "dressage" maltraitant, c'est qu'on a eu un chien incapable d'auto-gérer ses émotions qui a "dégoupillé".
Et oui, il est très probable que ça reste un chien avec de gros problème de gestion de ses émotions et qui peut effectivement attaquer parce qu'il ne sait pas faire autrement... par contre, à mon sens, c'est un chien qui devrait être placé dans un sanctuaire, avec des personnes spécialisées pour ce genre de chiens, parce qu'il ne mérite pas la mort puisque c'est l'humain qui l'a rendu comme il est. Et qu'il y a toujours des marges de progrès...

Le pire dans l'histoire, c'est qu'Elisa est sans doute morte d'avoir voulu bien faire : elle a voulu bien faire en promenant et prenant soin d'un chien que son conjoint traitait comme un défouloir, elle a sans doute voulu bien faire en évitant une bagarre de chiens (si elle avait laissé Curtis attaquer les chiens de chasse, c'est sûr ça se serait terminé chez le véto ou pire, mais elle serait encore en vie, ça aurait fait un entrefilet dans la presse locale...). Et celui qui n'a fait que de la m****, lui il s'en sort avec si peu au regard des conséquences de ses actes. J'espère bien qu'il va payer toute sa vie. Je ne crois pas que j'arriverai à avoir de la compassion pour ce type en fait...

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MessagePublié: 12 Juin 2026, 12:51 
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Nous sommes d'accord. Je ne comprends pas bien comment Eliza a pu prendre un tel risque, mais tu as raison, il est fort possible que Curtis était sympa avec elle mais qu'il a dû y avoir un incident qui a dégénéré. Et s'il s'agit d'une rencontre avec des chiens de chasse, je connais des chasseurs qui devraient se sentir coupables et être dans leurs petits souliers...!


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