Encyclopédie du paranormal - Yéti

     Yéti


Célèbre cryptide hominoïde des montagnes de l'Himalaya


Le yéti serait une créature bipède mi-homme mi-singe habitant principalement la chaîne montagneuse de l'Himalaya, au Népal et au Tibet.

Dans la tradition népalaise et tibétaine


Le mot yeh-teh dérive du tibétain གཡའ་དྲེད་ (g.ya'dred), ce qui signifie littéralement « ours de rocaille ». C'est sous ce nom que la créature fut popularisée en Occident au cours du XXème siècle, et c'est souvent le seul connu du grand public.

Les différentes ethnies de l'Himalaya utilisent cependant une grande variété de noms.
Au Tibet, le yéti est ainsi également appelé mi-go (« homme sauvage », du tibétain མི་རྒོད་ mi rgod), meh-teh (« homme ours », du tibétain མི་དྲེད mi dred) ou encore kang-dmi (« homme des neiges »).

On notera au passage que le nom « abominable homme des neige », très populaire en Occident, dérive à l'origine d'une erreur de traduction du mot tibétain meh-teh kang-dmi (« homme sauvage des neiges ») que fit en 1921 un correspondant du quotidien indien The Statesman dans un de ses articles. Cette erreur fut reprise par la presse britannique, puis mondiale, ce qui contribua à populariser le nom auprès du public.

Au Népal, le yéti est désigné par les noms de ban manche (« homme sauvage des forêts ») ou de kangchenjunga rachyyas (« démon du Kangchenjunga ») le Kangchenjunga étant l'un des plus haut sommets du Népal.

Vision d'artiste (non conforme aux témoignages) du yéti

(Source : Philippe Semeria?)

Le tradition himalayenne ne fait pas clairement la distinction entre le yéti et l'ours. Le folklore le dépeint comme une sorte d'homme sauvage à moitié animal, dont les traits les plus marquant sont la capacité à marcher sur ses deux pattes arrières, un crâne pointu en forme de "pain de sucre" et un corps recouvert de longs poils sombres ou roux.
Le yéti figure dans les anciens livres de médecine traditionnelle tibétaine, qui prêtent à sa chair des vertus curatives – en particulier contre les maladies de la vésicule biliaire.

Au Tibet, le nom dzu-teh (« ours du bétail », du tibétain ཛུ་དྲེད, dzu-dred) sert à la fois pour désigner le yéti et certaines espèces d'ours de montagne telles l'ours bleu du Tibet (Ursus arctos pruinosus) et l'ours brun de l'Himalaya (Ursus arctos isabellinus).

Expéditions et témoignages


La première allusion au yéti remonte à 1832. L'explorateur B.H. Hodgson, en voyage au Nord du Népal, raconta dans le Journal of the Asiatic Society of Bengal comment ses guides repérèrent une créature bipède couverte de longs poils qui fuyait devant leur arrivée. Hodgon ne vit malheureusement pas le yéti de ses propres yeux, mais il déduisit de la description de ses guides qu'il s'agissait probablement d'une sorte d'orang-outan.

En 1889, le militaire brittanique Laurence Waddell repéra au Tibet des empreintes de pas que ses guides attribuèrent à un homme sauvage et très poilu vivant dans les neiges éternelles. Waddell essaya par la suite d'obtenir plus d'informations sur la créature, mais il put trouver aucun témoin l'ayant vu de ses yeux et n'obtint que des légendes et des rumeurs à son sujet.

La quantité de témoignages augmenta considérablement au cours du XXème siècle, de nombreux explorateurs s'étant succédés dans le but de gravir les plus hauts sommets du monde.

En 1925, le géologue et photographe grec N. A. Tombazi aperçut à une altitude de 4600 mètres ce qu'il prit pour un ermite ou homme sauvage, à une distance d'environ 200 mètres. La créature ressemblait trait pour trait à un humain, marchant normalement et s'arrêtant de temps en temps pour tirer des tiges de rhododendrons. Elle était de couleur noire et ne portait pas de vêtements.
Tombazi observa par la suite les empreintes laissées par l'homme sauvage, qui étaient incontestablement celles d'un bipède, mais de petite taille : 15 à 17 cm de longueur pour 10 cm de largeur. S'informant auprès des habitants, ceux-ci lui répondirent qu'il avait pu observer un kangchenjunga rachyyas, un « démon du Kangchenjunga ».

En 1951, alors qu'il essayait de gravir l'Everest, Eric Shipton pris en photo la piste longue de plus d'un kilomètre, qu'un animal bipède avait laissé dans la neige. Les empreintes montrent un pied similaire à celui des êtres humains, à l'exception qu'il possède seulement quatre orteils.
Les photographies d'Eric Shipton ont fait couler beaucoup d'encre tant du côté des sceptiques que de celui des partisans de l'existence du yéti, et elles comptent parmi les plus célèbres clichés ayant trait à la créature.

Une des photographies prises par Eric Shipton en 1951, montrant une empreinte attribuée au yéti

En 1953, les britanniques John Hunt, Edmund Hillary et leur sherpa Tenzing Norgay sont les premiers hommes à atteindre le sommet de l'Everest avec succès. Lors de l'ascension, ils rapporteront avoir vu de larges empreintes de pas et recueilli différents témoignages troublants auprès des populations locales.
Bien qu'Hillary et Hunt soient toujours restés très sceptiques, Tenzing Norgay écrira lui dans sa première autobiographie que son père a vu le yéti à deux reprises durant l'entre deux guerres, et qu'il le décrivait comme un grand singe anthropoïde. Cependant dans sa seconde autobiographie, Norgay avouera douter de plus en plus de l'existence de la créature.

En 1954, le quotidien britannique Dailymail organisa une expédition à la recherche du yéti sous la direction de l'alpiniste John Angelo Jackson. L'équipe de Jackson prit en photo de larges empreintes non-identifiables faites dans la neige, et ramena des poils provenant d'un supposé « scalp de yéti » conservé dans un monastère de la ville de Pangboche au Népal. Ces poils révélèrent après analyse ne pas provenir d'un crâne mais plutôt du dos d'un animal, et ne pas avoir pour origine un ours ou un singe anthropoïde.

En 1955, l'abbé Bordet, géologue parisien, effectue des repérages dans le Népal ; il observe à 3 reprises les pistes d'un animal bipède, qui s'étendent parfois sur plusieurs centaines de mètres. La même année, l'expédition de Ralph Izzard observa des empreintes qui, bien que détériorées par le vent et la fonte des neiges, semblaient en tout point similaires à celles photographiées par Shipton en 1951.

A la fin des années 50, le millionnaire américain Tom Slick mit en place plusieurs missions d'exploration dans le but de ramener des preuves de l'existence du yéti. L'une de ces expéditions trouva des excréments attribués à la créature. Leur analyse permit de découvrir un parasite encore inconnu de la Science, ce qui laisserait penser selon certains cryptozoologues que leur hôte est lui aussi inconnu. Une autre de ces expéditions ramena des photos et (après une aventure rocambolesque) des échantillons d'une supposée main momifiée de yéti, la main de Pangboche.

Photo de la main de Pangboche, prise en 1958 par Peter Byrne, un des membres de l'expédition Slick

Le conquérant de l'Everest Edmund Hillary lança à son tour une expédition à la recherche du yéti en 1960. Cette expédition ramena en Occident un autre scalp de yéti conservé au monastère de Khumjung, qui fut analysé et se révéla avoir été manufacturé à partir de la peau d'un serow (Capricornis thar), une chèvre sauvage de l'Himalaya.

Le faux scalp de yéti conservé au monastère de Khumjung

(Source : Nuno Nogueira)

En 1970, le célèbre alpiniste britannique Don Whillans prétendit avoir rencontré un yéti alors qu'il escaladait l'Annapurna. Alors que lui et ses guides préparaient un camp pour la nuit, il entendit des cris étranges que ses guides lui dirent être ceux du yéti. Durant la nuit, il vit une forme sombre marcher à proximité du campement et le lendemain, des traces de pas ressemblant à ceux d'un humain dans la neige. Il eut par la suite l'occasion d'observer à la jumelle pendant près de 20 minutes, une créature ressemblant à un singe bipède qui cherchait de la nourriture non loin du campement.

Un autre alpiniste, David Sheppard, prétendit également avoir été suivi pendant plusieurs jours par un homme couvert de fourrure alors qu'il essayait de gravir le col de l'Everest, dont il réussit à prendre une photographie. Le cliché se révéla cependant trop flou pour en tirer quoi que ce soit, tandis que les sherpas de Sheppard nièrent avoir jamais été suivis par quoi que ce soit durant leur ascension.

Une équipe de chercheurs britanniques menèrent en 2001 une expédition au Bhoutan, où un chasseur de yéti les mena à ce qu'il disait être un "nid de yéti" : une vaste cavité dans un tronc d'arbre dans lequel les scientifiques trouvèrent des poils, des marques de griffes dans l'écorce ainsi que des empreintes de pas.
Les poils furent envoyés au Royaume-Uni pour analyse, où les généticiens se révélèrent incapable d'identifier l'espèce à laquelle ils appartenaient.
D'autres études plus approfondies menées en 2003 montrèrent cependant que ces poils appartenaient clairement à l'ours brun (Ursus arctos) et à l'ours à collier tibétain (Ursus arctos). Ces dernières informations ne furent malheureusement pas transmises aux médias.

En décembre 2007, l'aventurier et présentateur de TV américain Joshua Gates rapporta avoir découvert au Népal des empreintes de pas d'une trentaine de centimètres de long. Des moulages de ces empreintes furent envoyés au spécialiste du bigfoot Jeffrey Meldum, qui affirma qu'elles étaient trop précises d'un point de vue morphologique pour être un canular.

En juillet 2008, des études furent menées par des chercheurs de l'Oxford Brookes University sur des poils collectés dans le Nord de l'Inde, similaires à ceux ramenés par Edmund Hillary lors de ses expéditions des années 50 et conservés depuis au muséum d'histoire naturelle d'Oxford.
L'étude de l'ADN montra que ces poils étaient ceux d'un goral (Naemorhedus goral), un bovidé de l'Himalaya.


Deux témoignages très connus se sont avérés par la suite n'être que des canulars :

  • Sławomir Rawicz fut officier de la cavalerie polonaise durant la Seconde Guerre Mondiale. Arrêté par les Soviétiques lors du partage de la Pologne, il fut déporté dans un goulag en Sibérie en 1939.
    Il raconte dans son livre À marche forcée comment avec 6 autres prisonniers, il arriva à s'échapper du camp de travail et traversa à la marche la moitié de l'Asie, de la Sibérie jusqu'à l'Inde. Au Tibet, il écrit avoir été bloqué durant deux heures par deux créatures bipèdes qui se tenaient sur son chemin, dont il laisse entendre qu'il s'agissait « d'abominables hommes des neiges ».
    Ce passage fut révélé par la suite avoir été inventé de toute pièce, tandis que la véracité de l'ensemble du livre de Rawicz est très critiquée.
  • le soit-disant lama tibétain Lobsang Rampa? décrit sa rencontre avec un yéti dans son livre Le troisième oeil. L'ensemble de l'oeuvre hétéroclite de Lobsang Rampa? est cependant considérée comme n'étant qu'un vaste canular.

Hypothèses explicatives


L'hypothèse explicative la plus populaire auprès des cryptozoologues -et du grand public- est que le yéti serait une espèce de primate encore inconnue de la Science.

Le célèbre cryptozoologue belge Bernard Heuvelmans a suggéré en 1955 que derrière la légende du yéti se dissimuleraient en réalité plusieurs animaux différents, ce qui expliquerait la diversité des témoignages reconnus :

  • le « petit yéti », qui est le mieux connu dans la mesure où la plupart des témoignages et indices semblent se référer à cette espèce précise. Il semble également plus "commun" que les autres yétis ; on le trouverait essentiellement dans le Nord de l'Inde et au Népal.
    Ce yéti serait un singe anthropoïde de taille moyenne, entre 1m40 et 1m70, avec des longs poils roux (comme ceux d'un orang-outan) ou bruns, et de longs bras lui arrivant jusqu'aux genoux. La forme typique de son crâne (en pain de sucre) serait liée à une forte crête sagittale, chose qu'on retrouve également chez les gorilles.
    Le petit yéti serait un bipède occasionnel : les témoignages et les pistes observées laissent penser que s'il marche sur ses deux pattes arrières, il est en revanche incapable de courir ainsi et doit retourner à quatre pattes. Cette bipédie serait une adaptation du yéti au milieu dans lequel il vit, lui permettant de progresser plus facilement dans la neige tout en limitant les pertes de chaleur.
    D'après les observations de témoins et les traces de repas qu'il laisserait derrière lui, le petit yéti aurait un régime alimentaire omnivore et opportuniste.
  • le « grand yéti », au sujet duquel on dispose de peu d'informations. Il serait de taille très imposante (au moins 2 mètres), et vivrait dans le Sud de la Chine où il se confond avec le yeren. On le trouverait également en Indochine.
    Il a été suggéré que le "grand yéti" pourrait être une survivance du Gigantopithecus, un très gros primate préhistorique qui vivait précisément en Chine, en Inde et au Vietnam entre le Miocène et le Pléistocène (soit grosso-modo il y a un million d'années jusqu'il y a 300 000 ans). Cette hypothèse est cependant rejetée par les paléontologues qui avancent qu'en raison de ses proportions imposantes (3 mètres de haut pour un poids de 500 kg) et de sa morphologie, le Giganthopithecus était essentiellement quadrupède.
    De ce fait, Heuvelmans attribua par la suite l'identité du "grand yéti" à un autre singe préhistorique, le Sivapithecus, qui lui était de taille plus modeste et vivait dans le Nord de l'Inde entre -12 et -8 millions d'années avant notre ère.
  • un homme sauvage de type almas, dont l'aire de répartition serait très vaste (du Caucase à l'Indochine, en passant par le Tibet et la Sibérie).
    Bien que parfois considérés comme douteux, quelques témoignages d'attaques de troupeaux de yaks ont été rapportés par les populations du Tibet. Il y est parfois rapporté que les yaks furent tués à coup de massue et de pierres, ce qui laisse penser que « l'homme sauvage » du Tibet en est l'auteur - les autres types de yéti n'ayant pas manifesté la capacité à utiliser des objets.

On remarquera que l'image qui a été popularisée auprès du public par les films et les livres est un mélange des deux premiers types de yéti. Ainsi la créature de la bande-dessinée Tintin au Tibet de Hergé emprunte à la fois des caractères au « petit yéti » (crâne pointu, longs bras, poils roux) et au « grand yéti » (grande taille et bipédie complète).


Les sceptiques avancent cependant que cette théorie de la "triple espèce" n'est qu'une explication maladroite pour essayer de justifier le caractère hétérogène des témoignages et éléments collectés.

Le yéti résulterait d'observations déficientes de la faune himalayenne, comme les différentes sous-espèces d'ours de l'Himalaya (Ursus arctos isabellinus et Ursus arctos pruinosus ), ainsi que du singe langur (ཆུ་དྲེད་ chu-dred en tibétain) qui peut se déplacer en bipédie sur de courtes distances.
Ils s'appuient pour cela :

  • sur la légèreté ou le caractère très douteux de nombreux témoignages. Le yéti présente les caractéristiques du mythe de « l'homme sauvage », archétype répandu dans toutes les cultures à travers le monde ;
  • sur l'absence de preuves indubitables militant dans le sens de l'existence d'un animal encore inconnu vivant dans l'Himalaya, les scalps, poils et autres traces relevées ayant été pour la plupart identifiés puis réfutés les uns après les autres. Contrairement à ce qui peut couramment être lu dans certaines sources, il n'existe à l'heure actuelle aucune photographie du yéti (mais à l'inverse les canulars sont légions) ;
  • sur la confusion qui existe dans les traditions des peuples de l'Himalaya entre le yéti légendaire et l'ours. La thèse de l'origine ursine est notamment défendue par l'alpiniste autrichien Reinhold Messner, ainsi que par le japonais Makoto Nebuka selon lequel le mot "yéti" viendrait d'une corruption d'un mot dialectial désignant l'ours. Cette dernière théorie est cependant très critiquée par les linguistes ;
  • sur le fait qu'une population animale doit posséder plusieurs centaines d'invididus pour pouvoir se maintenir dans le temps. Il est donc très improbable que le yéti puisse passer ainsi inaperçu, et ce d'autant plus que l'Himalaya est devenue une région très fréquentée par les randonneurs et les touristes.
    Les partisans de l'existence du yéti répondent que celui-ci ne vit pas dans les étages dégagés et rocailleux de la montagne (contrairement à ce que son nom "d'abominable homme des neiges" laisse penser), mais dans les forêts des vallées de hautes altitudes. Ces forêts sont très denses et inaccessibles à l'être humain ; une petite communauté d'animaux pourrait y vivre en toute discrétion.
Une des pistes de yéti relevées par l'abbé Bordet en 1955
  • enfin, les empreintes et les pistes d'animaux bipèdes relevées dans la neige correspondraient à des traces d'ours, voire à des traces de petits animaux qui s'agrandiraient par la fonte de la neige (hypothèse proposée par le primatologue John Napier en 1970).
    Les cryptozoologues avancent cependant que les empreintes ne montrent pas de marques de griffes, bien au contraire elles présentent même des traces d'orteils. De plus, un ours n'est pas capable de marcher sur ses deux pattes arrières sur de longues distances... or certaines pistes mesurent plus d'une centaine de mètres et la démarche adoptée suggère que l'animal maîtrise bien la bipédie.
    Enfin, l'hypothèse de l'agrandissement des empreintes a posteriori est caduque dans les nombreux cas où celles-ci étaient fraîches ou venaient juste d'être faites durant la nuit.

Créatures similaires


Le yéti est fréquemment associé aux autres cryptides humanoïdes qui existeraient de part le monde :


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Noms alternatifs : Abominable homme des neiges

Traduction anglaise : Yeti, Abominable snow man

Localisation : La chaîne de l'Himalaya, c'est-à-dire les régions montagneuses du Népal, du Sud-Ouest du Tibet et éventuellement du Nord de l'Inde (Asie).

Sources et liens complémentaires :

Article Diagnosis of the Wild Man according to Buddhist Literary Sources from Tibet, Mongolia and China de Emanuel Vlcek

Bibliographie :

  • Sur la piste des bêtes ignorées, par Bernard Heuvelmans (1958).
  • Yéti : du mythe à la réalité, par Reinhold Messner (2000).

Catégories : Y ; Créatures ; Cryptozoologie
Auteur : Ar Soner
Mise en ligne : 11/04/09
Dernière modification : le 10/07/12 à 18:11